- Vous êtes ici :
- Accueil > Mieux nous connaître > Actualités

Actualités
- ACCOMPAGNER LA FIN DE VIE
- 3 mars 2010
- Aucun être humain ne peux survivre sans l'aide de ses semblables, que cette aide soit "bénévole" comme au sein de la famille ou qu'elle soit "rétribuée". C'est particulièrement le cas pour le bébé humain qui parmi toutes les espèces est certainement le plus incapable de se débrouiller sans aide. Et c'est vrai également pour l'être humain gravement malade, handicapé à la suite d'un accident ou tout simplement vieux.
La maladie grave, le handicap ou la vieillesse aboutissent au même résultat: l'incapacité à réaliser certains actes qu'on pouvait réaliser seul auparavant, et la réapparition d'une dépendance qui peut s'aggraver jusqu'à ressembler à la dépendance d'un nourrisson. Aux fléaux ancestraux des maladies, des accidents et de la vieillesse s'ajoute maintenant également le fléau des temps modernes: le chômage, qui prive l'être humain de la capacité de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille et le rend donc dépendant.
L'être humain dépendant nécessite l'assistance de ses semblables:
> soit gratuitement au sein de la famille et du cercle d'amis,
> soit payante à titre privé,
> soit assurée par la collectivité.
L'existence de possibilités d'assistance pour n'importe quel individu caractérise le degré de civilisation d'une société. L'absence de solidarité envers les plus faibles caractérise la barbarie. Dans notre société, lorsque la famille n'existe pas, ou n'est pas ou plus en mesure d'assister bénévolement un malade gravement atteint, il est possible d'embaucher des aides, soit directement en tant que salarié, soit par le biais de chèque emploi services, soit par le biais d'associations d'aide à domicile.
Il existe aussi quelques possibilités d'assistance grâce à la solidarité de la collectivité :
> en matière de soins de santé, ce sont les Caisses d'Assurance Maladie, qui financent également les indemnités d'arrêt maladie, et peuvent également dans certaines circonstances, financer des gardes malades pour les patients en "fin de vie".
> en matière d'accompagnement social ce sont les Conseils Généraux par le biais des Maisons Sociales de Proximité et les Missions Personnes Agées avec l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) pour les plus de 60 ans, et les Missions Personnes Handicapées avec l'Allocation Adulte Handicapé (AAH) pour les moins de 60 ans.
> De plus en plus, se mettent en place des mutuelles et des compagnies d'assurance qui proposent une assurance contre le risque "dépendance ".
Il existe une quatrième voie. Lorsque la famille est épuisée, lorsque les moyens financiers ne permettent pas d'embaucher suffisamment d'aides, lorsque la solidarité de la collectivité ne suffit pas, l'action des RESEAUX, des EQUIPES MOBILES et des ASSOCIATIONS DE BENEVOLES vient renforcer les dispositifs existants. Les réseaux s'occupent surtout de la coordination des intervenants. Les équipes mobiles apportent une expertise technique, et les bénévoles un soutien humain fait d'accompagnement.
Dans le cas des soins palliatifs et de la prise en charge des personnes en " fin de vie*":
> Le Réseau de Soins Palliatifs essaye de coordonner tous les intervenants afin d'essayer de rationnaliser le peu d'énergies disponibles.
> L'Equipe Mobile de Soutien en Soins Palliatifs essaie d'optimiser la stratégie thérapeutique et de soutenir l'entourage afin de renforcer leur capacités d'aidant.
> L'Association l'Olivier propose l'intervention de bénévoles, qui connaissent les épreuves que traversent ces familles et peuvent les accompagnent par leur présence et leur soutien.
Depuis une dizaine d'années, la législation en France permet à tout salarié de bénéficier de droit d'un congé sans solde pour s'occuper d'un parent en " fin de vie ".
Le 2 mars 2010, la loi visant à créer une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie a été publiée au Journal Officiel. Dés que les décrets d'application seront pris, cette mesure pourra soulager de nombreuses familles en leur rendant leur capacité d'"aidant".
Docteur Nicolas VAN OUDENHOVE
Equipe Mobile de Soutien en Soins Palliatifs
Centre Hospitalier de Perpignan
* Nul ne sait quel est la définition exacte de la fin de vie - Document attaché

Retour aux actualités