L'EQUIPE MOBILE DE GERIATRIE Mise en place en novembre 2003, l'équipe mobile de gériatrie est une des composantes de la filière de soins gériatriques. En effet, la filière constitue une modalité d'organisation cohérente et graduée des soins gériatriques sur un territoire donné. Elle fédère plusieurs " maillons " de l'activité gériatrique que sont le court séjour gériatrique, l'équipe mobile de gériatrie, l'unité de consultations et d'hospitalisation de jour gériatrique, les soins de suite et de réadaptation appropriés aux besoins des personnes âgées polypathologiques dépendantes ou à risque de dépendance, les soins de longue durée.
Mise en place dans chaque établissement de santé, siège d'une structure des urgences et d'un court séjour gériatrique, l'équipe mobile de gériatrie assiste les différents services de soins non gériatriques dans la prise en charge et l'orientation des patients âgés en y dispensant un avis spécialisé.
Elle assure principalement les missions suivantes: > Evaluation médico-psycho-sociale et avis gériatrique, > Participation à l'élaboration du projet de soins et du projet de vie des patients, > Orientation de la personne âgée dans la filière gériatrique, > Participation à l'organisation de la sortie d'hospitalisation, > Conseils, informations et formation des équipes soignantes.
L'équipe mobile est composée: > d'un Praticien Hospitalier temps plein, Dr Pierre-Antoine CORNET, chef de service > d'une infirmière > d'une assistante sociale > d'une secrétaire
L'équipe mobile n'a pas pour objet de prendre en charge médicalement les personnes.
>> Elle intervient, dès les 48 premières heures d'hospitalisation de toute personne âgée fragile, à la demande des services (non gériatriques) de l'établissement de santé.
>> Elle est une émanation du service de médecine gériatrique dont les membres sont issus. Ces derniers font connaître et se développer les principes fondateurs et spécifiques de la pratique gériatrique acquis dans et par le service.
>> Elle n'intervient auprès des patients qu'avec l'accord du médecin du secteur du service demandeur et pratique une activité de conseils et de recommandations.
>> Son intervention se fonde sur la réalisation d'une évaluation gériatrique standardisée ; c'est à dire dont le " standard " est validé et reconnu par la plupart des équipes gériatriques nationales et internationales, avec un certain bénéfice méthodologique. L'ensemble de l'équipe a acquis une expérience dans les techniques d'évaluations gériatriques standardisées.
>> Elle permet de situer les questions à résoudre dans toutes leurs dimensions médicales, fonctionnelles, psychologiques et sociales. Cette approche globale du patient hospitalisé nécessite une disponibilité de temps, chaque domaine évalué imposant une réflexion approfondie.
>> L'intervention de l'équipe mobile donne lieu à un compte rendu écrit. Il est remis au médecin qui l'a sollicité. Ce compte rendu reprend les éléments de l'évaluation ainsi que les recommandations à court et moyen terme. Sa copie est archivée dans le dossier de l'équipe mobile. Depuis la fin de l'année 2010, Le compte rendu est retranscrit sur le dossier informatisé du patient, permettant sa communication si besoin .
>> Lorsque la situation le justifie, une lettre est adressée au médecin qui a sollicité l'équipe mobile, dont le double est adressé au médecin traitant afin que celui ci, médecin " globaliste " lui aussi, puisse en bénéficier.
Ainsi l'équipe mobile de gériatrie n'est-elle pas seulement le prolongement du service de gériatrie dans les autres services, elle veut également optimiser l'hospitalisation comme le souhaiterait un médecin généraliste.
Dans un avenir que nous souhaitons le plus proche que possible, misant sur des projets expérimentaux à venir sur la région, nous n'excluons pas une externalisation de l'équipe mobile, dans un premier temps vers les EHPAD puis sur les domiciles, par l'intermédiaire d'une mutualisation avec le centre local d'information et de coordination (CLIC) qui siège au centre hospitalier en partenariat avec le conseil général.
CONTACTS pierre-antoine.cornet@ch-perpignan.fr secretariat.emg@ch-perpignan.fr Secrétariat: 04 68 61 88 47 Mobile: 06 16 32 18 58 Centre local d'information et de coordination (CLIC): 04 68 61 89 21
La saison d'été démarre, et avec elle son lot de piqûres et morsures. Bien que n'étant pas aussi courantes et graves que dans les pays situés dans la zone intertropicale, les envenimations sont fréquentes dans la pratique médicale estivale du littoral catalan. Aussi, nous vous proposons un petit mémento des conduites à tenir.
En cas d'envenimation, des mesures communes s'imposent comme une désinfection locale (Dakin®, bétadine®, chlorhexidine), la prise d'antalgiques (paracétamol), la vaccination anti-tétanique - pas de succion; pas de garrot ; aspi venin peu utile.
>> EN MER
- Vives, rascasses, raies = venin thermolabile. Appliquer la technique du choc thermique (sable chaud, "cigarette", sèche cheveux pendant 1 à 2 mn, puis poche de glace). +/- antibiotiques.
- Méduses: éliminer les débris tentaculaires par application de mousse à raser ou de sable fin sec. Gratter ensuite à l'aide d'une carte plastique. (ne pas faire éclater). +/- pommade corticoïdes.
>> DANS L'AIR
- Hyménoptères : abeilles, guêpes (piquent plusieurs fois), frelons. Retirer délicatement le dard. Provoquer un choc chaud-froid. Réaction générale allergique = adrénaline (intérêt des kits auto-injectables si antécédents ou risque d'envenimation important). Eviter les parfums.
>> SUR TERRE
- Scorpions, araignées: peu dangereux en France. Signes locaux modérés, excepté pour la malmignatte (sous-espèce de la Veuve noire) dont la piqûre est indolore, mais qui s'accompagne parfois d'une réaction générale avec contexte digestif (vomissements, contractures abdominales), myalgies, sudation, asthénie. Troubles généralement résolutifs en quelques heures.
- Tiques:retirer en urgence, sans produit chimique, avec pince fine ou tire-tique. Puis désinfecter. Inspecter la peau (plis +++) au retour de ballades; surveiller la zone de morsure.
- Vipères: seul serpent venimeux en Europe occidentale. Œdème dans les 2h = envenimation, dont 10% sont graves. Appeler le 15. Allonger, faire un bandage lâche et immobiliser le membre atteint. Pas d'aspirine (risque hémorragique).
LA CELLULE DE RADIOPHYSIQUE MEDICALE ET DE RADIOPROTECTION
La Cellule de Radiophysique Médicale et de Radioprotection
Les applications médicales constituent aujourd'hui la source principale de l'exposition de l'être humain aux rayonnements ionisants. En effet, les actes médicaux de diagnostic sont à l'origine de 42% de cette exposition. Le reste est dû principalement à l'exposition naturelle (radon, rayonnements telluriques et cosmiques).
Au Centre Hospitalier de Perpignan, les rayonnements ionisants sont utilisés dans les services de radiologie, au bloc opératoire et en médecine nucléaire. C'est la raison pour laquelle, en 2006, une Cellule de Radiophysique Médicale et de Radioprotection (CRMR) a été créée, sous l'impulsion du chef du service de médecine nucléaire. Elle est composée d'un "noyau central" constitué d'un radiophysicien, d'un ingénieur biomédical et d'un manipulateur en électroradiologie. Cette équipe travaille en partenariat avec le service de santé au travail, les cadres de santé, le service biomédical et le technicien sécurité.
La Cellule intervient en radiophysique médicale avec le contrôle qualité interne de tous les appareils de radiologie (scanners, tables de radiologie, mammographe, radiologie dentaire..) et de médecine nucléaire (gamma-caméras et PetScan). Elle exerce aussi des missions de radioprotection des patients, du personnel et de l'environnement.
LA RADIOPROTECTION DES PATIENTS
Le Centre Hospitalier de Perpignan a engagé une politique d'équipement prenant en compte l'optimisation de l'exposition du patient, en choisissant des équipements de type capteurs plan, permettant l'émission de doses plus faibles sans diminution de la qualité des images. Les nouveaux scanners de l'établissement sont dotés d'une fonction de modulation de la dose émise en fonction de la région du corps explorée et de la corpulence du patient. Le contrôle qualité de ces équipements permet de s'assurer de la qualité des images et des doses délivrées: celles-ci figurent obligatoirement sur les comptes rendus des examens radiologiques et scintigraphiques (IDSP, PDL, dose à l'entrée et activité injectée).
Chaque année, un recueil des données de l'exposition des patients par type d'examens est effectué, afin de comparer les pratiques du centre hospitalier de Perpignan à des références nationales (NRDu= Niveaux de Références Diagnostiques, disponibles sur le site de l'IRSNv).
Par exemple L'exposition patient effectuant un scanner abdominal (Indice de dose scanographique) au Centre Hospitalier de Perpignan est de 9.5 mGy, comparé à un NRD de 25.
LA RADIOPROTECTION DES TRAVAILLEURS
Au centre hospitalier, 300 agents font l'objet d'une surveillance dosimétrique adaptée au poste occupé, et donc au risque d'exposition. Comme pour tous les travailleurs du nucléaire, les personnels exposés appartiennent à une des 2 catégories de travailleurs soumis aux rayonnements ionisants: > la catégorie A dont la limite annuelle d'exposition est de 20 mSv (55% du personnel du CHP) > ou la catégorie B dont la limite annuelle d'exposition est de 6 mSv (45% du personnel du CHP).
Le suivi dosimétrique est réalisé et analysé par la Cellule de Radio physique et de Radioprotection et le service de santé au travail.
La surveillance du personnel s'effectue par deux moyens : > la dosimétrie passive par le port continu d'un badge qui enregistre les doses reçues et qui est transmis périodiquement à l'IRSN, > la dosimétrie active ou opérationnelle, qui permet une lecture en temps réel des doses reçues et le déclenchement d'un système d'alarme en cas de surexposition.
Les personnels disposent d'équipements de protection collectifs (architecture, paravent, vitre plombée…) et individuels (tablier plombé, cache-seringue…). Une formation à la radioprotection des agents leur est aussi dispensée tous les 3 ans.
A ce jour, aucun travailleur suivi n'a atteint les limites d'exposition annuelle.
L'ENVIRONNEMENT
Les activités de médecine nucléaire sont à l'origine de la production de déchets radioactifs (déchets solides et effluents). La CRMR gère l'élimination de ces déchets c'est à dire la mise en décroissance radioactive puis le contrôle avant rejet.
Glossaire NRD = Niveaux de Références Diagnostiques IRSN = Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire. IDSP = Indice de dose scanographique, unité usuelle : le milli gray (mGy). PDL= Indice de dose scanographique tenant compte de la longueur de la région explorée du patient, unité : le milli gray x cm (mGy x cm). Dose à l'entrée : dose mesurée à la surface du patient lors d'un cliché en radiologie. Activité injectée: unité le MBq (= Méga Becquerel), traduisant la quantité de produit radioactif administrée. Dose efficace : unité le mSv (milli Sievert), grandeur physique mesurant l'impact sur les tissus biologiques d'une exposition à un rayonnement ionisant.
Outil bien connu de l'aéronautique, la "check-list", est fait désormais partie des procédures de sécurité des blocs opératoires français. Exigible depuis le 1er janvier 2010 dans la certification des établissements de santé, la check list doit permettre de réduire la survenue d'événements indésirables et d'améliorer la sécurité des patients. Le Dr Laurent Benayoun, anesthésiste, chef de service Anesthésie - Bloc opératoire fait le point sur sa mise en oeuvre au Centre Hospitalier de Perpignan.
En France, 6,5 millions d'interventions chirurgicales sont réalisées chaque année et on estime que 60 000 à 95 000 événements indésirables graves surviendraient dans la période péri-opératoire. Depuis le 1er janvier 2010, la mise en place de la check-list " sécurité des soins au bloc opératoire " est obligatoire. En quoi consiste cette nouvelle procédure de vérification ?
Dr BENAYOUN Une check-list est une procédure validée de vérification, propre à une structure, un établissement, une entreprise qui concerne essentiellement la sécurité des personnes. Les check-lists les plus connues sont celles de l'industrie aéronautique, qui permettent aux commandants de bord d'examiner un par un les outils de surveillance. Sans cette longue et minutieuse répétition, on compterait probablement bien plus d'accident d'avion. Au bloc opératoire, les sources d'incidents peuvent être nombreuses : dysfonctionnement des appareils de surveillance pour l'anesthésie, matériel de réanimation défaillant ou manquant, erreur sur les médicaments injectés (type, dose), mauvais côté opéré … Une grande partie de ces évènements dramatiques peuvent être évités en respectant scrupuleusement les items de la check-list " sécurité des soins au bloc opératoire ". La check-list " sécurité des soins au bloc opératoire ", validée sur le plan international, a été mise en place en France le 1er janvier 2010 par la Haute Autorité de Santé (HAS). Elle est dorénavant obligatoire pour chaque intervention réalisée sous anesthésie générale, locorégionale ou locale et pourrait être opposable en cas de survenue d'un évènement indésirable grave.
Concrètement, que vérifient les équipes du bloc ?
Dr BENAYOUN La check list comprend 3 volets : >> Le premier volet concerne la phase qui précède l'induction anesthésique et permet de vérifier l'identité du patient, la confirmation du geste opératoire et de l'installation du patient, l'intégralité de son dossier, la mise à disposition des matériels anesthésique et chirurgical, l'existence d'une allergie connue, du risque d'inhalation et/ou de saignement. A cet instant, le patient est conscient. Les items sont validés par les 2 acteurs principaux qui se doivent d'être présents, l'anesthésiste et l'opérateur. >> Le second volet est un temps d'arrêt (le " time-out " anglo-saxon), alors que le patient est anesthésié, juste avant l'incision, et qui vérifie ultimement l'identité du patient, le type d'intervention et son site, l'installation du patient, et surtout l'identification des étapes clés du geste opératoire prévu, afin d'envisager les mesures à prendre par anticipation. >> Le troisième et dernier volet, considère la fin de l'intervention comme une phase d'identification précise du geste effectué, du compte précis des compresses et des aiguilles utilisées, du bon étiquetage des prélèvements anatomo-pathologiques et/ou microbiologiques réalisés pendant l'intervention, de la notification écrite et tracée d'évènements indésirables survenus et de la prescription croisée entre les 2 acteurs principaux. Chaque phase ne prend pas plus d'une minute à compléter. Au final, c'est donc de 2 à 3 minutes dont il est nécessaire pour remplir cette check-list.
La mise en œuvre de cette check-list a dû bousculer les habitudes, voire soulever quelques réticences de la part des " patrons " des blocs ?
Dr BENAYOUN C'est vrai que son introduction au sein des blocs opératoires n'a pas été sans heurts. Encore trop d'acteurs adhèrent peu à ce genre de procédure qui leur semble chronophage et fastidieuse. De plus, chaque bloc a dû se mettre au diapason de la check-list. Il a fallu informer et former le personnel, mais aussi convaincre les plus réticents. Historiquement, les blocs opératoires étaient la quasi-propriété de chefs de service de chirurgie. Les opérateurs cultivaient la notion du " cela ne m'arrive jamais ", car ils évoluaient dans des blocs pavillonnaires, dévolus à une seule activité chirurgicale, avec des équipes restreintes. De plus, le partage des informations se faisait avec une grande parcimonie car les chirurgiens pensaient tout " gérer " eux-mêmes. Depuis plus de 20 ans, par la volonté des pouvoirs publics, la centralisation de l'activité opératoire sur un bloc commun a imposé de revoir la façon de travailler, en concentrant les moyens matériels, financiers et humains. La collaboration et le partage de l'information sont devenues indispensables au fonctionnement des blocs. C'est désormais incontournable avec la check list " sécurité des patients au bloc opératoire ".
Au Centre Hospitalier de Perpignan, l'ouverture des nouveaux blocs a nécessité de repenser l'organisation des équipes. La procédure de check-list est-elle opérationnelle?
Dr BENAYOUN Notre nouvel établissement compte actuellement, au sein de son bloc opératoire, 4 salles de chirurgie ambulatoire, 8 salles de chirurgie programmée, 2 salles d'urgence et 2 salles de radiologie interventionnelle et/ou coronarographie. Auxquelles s'ajoutent, 1 salle de césarienne et 1 salle de chirurgie gynécologique urgente, au sein du bloc de la maternité. Au total, sans compter l'activité à la maternité, ce sont plus de 12.000 patients qui ont été pris en charge sur l'année 2010. L'ouverture du nouveau bloc central à la mi-octobre 2009 s'est accompagnée de nouvelles organisations et procédures pour les circuits des patients, du personnel, des déchets, mais aussi pour améliorer la qualité d'accueil et de prise en charge des patients. A peine 2 mois après l'ouverture, l'HAS rendait obligatoire la mise en place de la check-list sécurité des patients. Après une formation de 5 jours requise pour le personnel, la check list a été mise en place le 1er février 2010, non sans quelques " hésitations ", liées au sentiment d'une accumulation supplémentaire et inutile d'un document administratif. Plutôt que d'être une contrainte, cette liste protocolaire de vérification doit être ressentie comme une liberté. En effet, si toute l'équipe se sent concernée par la sécurité des patients autour de cette check-list, les acteurs peuvent compter les uns sur les autres et ainsi exercer leur profession en toute quiétude, l'esprit libéré de la crainte de survenue de la complication. Pour exemple, la check-list d'ouverture de chaque salle opératoire effectuée chaque matin par les infirmier(ère)s anesthésistes permet de vérifier le respirateur d'anesthésie et le matériel de ventilation et d'intubation. Tout médecin anesthésiste connaît l'importance d'un matériel fonctionnel face à l'urgence. La vérification préalable de ce matériel par un collègue consciencieux permet de diminuer les erreurs, les complications et les écueils de prise en charge.
A-t-on commencé à évaluer l'impact de la mise en œuvre de cette check-list sur l'amélioration des résultats chirurgicaux et la diminution des erreurs chirurgicales ?
Dr BENAYOUN Voilà plus d'un an que la check-list " sécurité des patients au bloc opératoire " est en place dans tous les établissements de santé Français. Encore trop peu d'établissements de santé restent vertueux 14 mois après son introduction. Plusieurs évaluations internes montrent la méconnaissance de son obligation et le peu d'exhaustivité de son implémentation (moins de 30%). La nouvelle version (n°3) de la check-list " sécurité des patients au bloc opératoire " est déjà disponible sur le site de l'HAS et elle est, d'ores et déjà, validée par le conseil de bloc du Centre Hospitalier de Perpignan pour une utilisation prochaine. Elle comporte des améliorations sensibles qui faciliteront son utilisation. Elle passe par la reconnaissance préalable des acteurs et elle laisse moins de doutes sur chaque item. L'adhésion à cette culture du risque et l'appropriation des items prennent du temps. En attendant, je pose cette question simple: combien d'entre nous seraient prêts à prendre un avion dont le pilote se ficherait complètement de la sécurité des passagers et du personnel naviguant ?
" La somnolence au quotidien " est le thème retenu par l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) pour la 11ème Journée du Sommeil du 18 mars 2011.
Lot quotidien des millions de français qui ne dorment pas assez au cours de la semaine en raison de leurs modes de vie (augmentation du temps de transport, horaires décalés et travail de nuit, l'utilisation tardive d'Internet et du téléphone mobile …), la somnolence a de nombreux effets sur les apprentissages scolaires, les accidents du travail, la vie sociale, les capacités cognitives, les états dépressifs …
Mais la somnolence peut aussi être la conséquence de pathologies comme le syndrome d'apnées du sommeil ou les hypersomnies rares ou liées à l'utilisation de médicaments psychotropes. D'où l'objectif de cette journée du sommeil de sensibiliser les français à la somnolence et, le cas échéant, à en parler à leur médecin généraliste.
Il est donc important de favoriser le dépistage des troubles du sommeil pour mieux accompagner les personnes atteintes, tant sur le plan de l'hygiène du sommeil que des traitements possibles.
Le "Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil" (SAOS) est une maladie fréquente qui touche environ 8% de la population. Dues à des arrêts répétés de la respiration au cours du sommeil, ces apnées sont liées à une obstruction de la gorge dans une région appelée pharynx.
Ce syndrome se traduit par l'arrêt d'au moins 10 secondes de la respiration plusieurs fois par nuit (au moins 5 apnées par heure de sommeil). Au bout de quelques secondes, le cerveau réalise qu'il manque d'oxygène, et envoie un signal au corps pour qu'il se réveille, perturbant ainsi gravement le sommeil. Il s'agit de micro éveils, non perçus par le patient. A long terme, la maladie a des répercussions en particulier sur le système cardio-vasculaire, dues à la fois aux éveils répétés et au manque d'oxygène pendant le sommeil, entraînant une hypertension artérielle. Le risque d'infarctus et d'attaque cérébrale est plus élevé chez les personnes qui ont un syndrome d'apnées du sommeil. C'est sans doute ces complications qui expliquent que, non traitée, la maladie diminue l'espérance de vie et en aliène la qualité.
Le ronflement, la fatigue au lever, une tendance à somnoler dans la journée, le fait d'être constamment irritable et nerveux, une baisse de la libido, des maux de tête peuvent traduire un sommeil de mauvaise qualité, et donc un possible SAOS. Cependant, le diagnostic vraiment fiable du SAOS repose sur un enregistrement du sommeil: la polysomnographie.
LA POLYSOMNOGRAPHIE
Cet examen, indolore et non invasif, consiste en l'enregistrement simultané de l'activité cardiaque, de l'activité cérébrale et musculaire, et des paramètres respiratoires durant le sommeil. La pose de capteurs permet de surveiller et de reconnaître les différentes phases du sommeil. La polysomnographie peut se réaliser soit à l'hôpital, soit à domicile en ambulatoire.
Les indications de la polysomnographie Cet examen est réalisé dans les cas suivants : > Somnolence diurne excessive > Pauses respiratoires pendant le sommeil > Impression d'étouffement de courte durée pendant la nuit > Ronflement excessif parfois associé à un syndrome d'apnée – hypopnée du sommeil > Réveils fréquents > Fatigue au réveil matinal > Difficultés de concentration, assoupissement au volant > Maux de tête au réveil
Parlez-en à votre médecin, il évaluera avec vous la nécessité de réaliser cet examen.
LES TRAITEMENTS
> La pression positive continue, appliquée au moyen d'un masque nasal (ou naso-buccal si le patient dort bouche ouverte) pendant le sommeil est, en première intention, le traitement de référence. Cet appareil souffle un peu d'air au niveau du nez, ce qui maintien les voies aériennes ouvertes en permanence et fait donc disparaître l'obstruction Il s'agit d'un traitement au long cours, efficace, prévenant les complications (en général cardiaques et neurologiques) des apnées du sommeil.
> En deuxième intention, en cas de non tolérance du masque, le port d'un appareil dentaire (orthèse d'avancée mandibulaire) pendant le sommeil permet lui aussi souvent d'éliminer le ronflement, ainsi que les apnées, lorsque celles-ci sont peu nombreuses. Il faut cependant avoir une bonne dentition.
Les mesures hygiéno-diététiques, comme l'arrêt du tabac, de l'alcool et la perte de poids sont vivement recommandées.
VACCINATION GRIPPE 2011 L'épidémie de grippe se confirme en France métropolitaine où elle a touché 433.000 personnes en deux semaines, selon le réseau Sentinelles Inserm. En métropole, la semaine dernière, comme en Languedoc Roussillon, le seuil épidémique a été dépassé. L'augmentation du nombre des hospitalisations et des formes graves liées au virus grippaux a conduit les autorités sanitaires à émettre de nouvelles recommandations concernant la vaccination, y incluant les femmes enceintes et les personnes obèses.
VACCINATION GRIPPE 2010-2011
La stratégie vaccinale vise à protéger les personnes pour lesquelles la maladie représente un danger : l'objectif est avant tout de réduire le risque de décès et de complications en cas de grippe. Avec la vaccination, le risque d'être infecté par le virus de la grippe est diminué de 75 à 90 % si les souches vaccinales sont antigéniquement apparentées aux virus circulants. Par ailleurs, une grippe survenant chez une personne vaccinée sera moins intense qu'en l'absence de vaccination.
Il faut compter une quinzaine de jours pour que l'immunité conférée par le vaccin ait le temps de s'établir et que les vaccinés soient protégés. Il est recommandé de se faire vacciner dès que le vaccin est disponible, pour éviter les oublis ou les pénuries. Même si l'épidémie a commencé, il est encore temps de se faire vacciner.
Le vaccin ne protège pas contre des syndromes grippaux dus à d'autres virus respiratoires.
Les vaccins contre la grippe 2010-2011 comportent les souches suivantes :
>> A/California/7/2009 (H1N1) : souche proche de la souche des vaccins pandémiques A(H1N1)2009
>> A/Perth/16/2009 (H3N2) : nouvelle souche par rapport aux vaccins de grippe saisonnière 2009-2010
>> B/Brisbane/60/2008 : souche inchangée par rapport aux vaccins de grippe saisonnière 2009-2010
Les vaccins contre la grippe saisonnière ne contiennent pas d'adjuvant.
Les personnes ayant été vaccinées l'année dernière avec un des vaccins pandémiques ou avec le vaccin saisonnier et présentant un facteur de risque de complication de la grippe justifiant d'une vaccination annuelle, doivent être vaccinées avec un vaccin trivalent pour la saison 2010-2011.
PERSONNES CIBLÉES PAR LES RECOMMANDATIONS VACCINALES
>> Personnes âgées de 65 ans et plus. >> Femmes enceintes, quel que soit le trimestre de la grossesse >> Personnes présentant une obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30. >> Enfants à partir de l'âge de 6 mois et adultes présentant des facteurs de risque pour la grippe saisonnière : - Affections bronchopulmonaires chroniques, dont celles liées aux malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, aux malformations pulmonaires et aux malformations de la cage thoracique, ainsi que asthme, dysplasie bronchopulmonaire et mucoviscidose. - Cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques graves et valvulopathies graves. - Néphropathies chroniques graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs. - Drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalassodrépanocytoses. - Diabète insulinodépendant ou non insulinodépendant ne pouvant être équilibré par le seul régime. - Dysfonctionnement du système immunitaire. >> Personnes âgées de 6 mois et plus infectées par le VIH, quels que soient leur âge et leur statut immuno-virologique. >> Personnes séjournant dans un établissement ou service de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d'hébergement, quel que soit leur âge. >> Enfants et adolescents (de 6 mois à 18 ans) dont l'état de santé nécessite un traitement prolongé par l'acide acétylsalicylique. >> Entourage familial des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave : prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de bronchodysplasie et enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d'une affection longue durée.
EN MILIEU PROFESSIONNEL >> Professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe grave. >> Personnel navigant des bateaux de croisière et des avions et personnel de l'industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides).
Dr Julian CORNAGLIA - Vaccinations Internationales et Médecine des Voyages Service des Maladies Infectieuses et Tropicales du Centre Hospitalier de Perpignan
Dr Hugues AUMAITRE Chef de service Maladies Infectieuses et Tropicales
L'histoire de l'infection par le virus VIH est particulièrement intéressante en ceci qu'elle illustre l'évolution de la médecine du 21ème siècle. Entre technicité des moyens du diagnostic, développement des thérapeutiques, recherches vaccinales, mise en place des mesures de santé publique pour enrayer l'épidémie, il reste toujours un patient qui demande à être soigné, à ce qu'on écoute ses plaintes, qu'on reconnaisse ses droits, parfois qu'on accepte sa différence.
C'est en 1981 que les premiers cas de SIDA vont conduire à la mise en évidence d'un nouveau virus. Outre le feuilleton franco-américain à rebondissements auquel a donné lieu la découverte du virus, c'est à la surveillance épidémiologique qu'on doit l'identification du phénomène épidémique. Les études phylogéniques complexes ont permis de faire remonter la naissance du virus au début du siècle et à son origine simiesque.
Rapidement la réalité de la pandémie sera affirmée. La médiatisation due à l'annonce de l'infection ou au décès de grandes stars du show biz américain (Rock Hudson, Klaus Nomi) va contribuer au milieu des années 1980 à faire découvrir cette maladie du grand public. De par l'atteinte préférentielle de certains groupes de personnes, leur stigmatisation a été très précoce; la maladie vue comme un châtiment divin du fauteur par la chair, sont remis en avant dans certains pays, le pamphlet d'Oskar Paniza " le Concile d'amour " est plus que jamais d'actualité dans certains pays à faibles ressources; ces considérations d'un autre temps limitent considérablement l'accès équitable aux soins.
C'est en 1987 que l'AZT est utilisé pour la première fois, que l'OMS crée un programme dédié à la lutte contre le VIH-SIDA. Les acteurs associatifs se saisissent du problème sanitaire et dès 1987 des réseaux communautaires voient le jour en Ouganda.
L'association Act Up est fondée à Paris en juin 1989. Cette entrée en force du monde associatif dans le domaine de la santé est un formidable stimulant pour bon nombre de militants des pathologies chroniques. Depuis l'époque des "zappings" organisés par Act Up dans les services parisiens, le monde médical travaille en partenariat avec les associations de patients, s'associant pour revendiquer auprès des industriels et les autorités la mise à disposition de nouvelles thérapeutiques; la place du monde associatif dans les instances de la santé en France ira croissant dans de multiples disciplines.
L'immunodépression engendrée par le virus remet à jour un certain nombre d'affections que l'on ne voyait plus depuis un certain temps ou de nouveaux germes que l'on découvre. Ces affections émergentes ou ré-émergentes vont remettre en avant l'infectiologie.
Avec le succès des trithérapies des années 2000, la banalisation de l'infection, la lassitude par rapport aux moyens de prévention, vont faire échouer ces politiques notamment dans les milieux homosexuels occidentaux. Le concept de prévention positive est lancé, insistant sur l'importance du dépistage et la mise en place de traitement à visée de prévention. La responsabilisation du patient comme acteur de sa non contagiosité est peut être relancée.
La mise au point des antiprotéases, et leur association à des molécules pré-existantes permet enfin d'obtenir un contrôle virologique de l'infection et une restauration de l'immunité.
Au deuxième semestre 1996, le pronostic est radicalement modifié, les patients traités réapprenant à vivre alors que l'année précédente ils se savaient inexorablement condamnés à court terme. La révolution qui accompagne la mise en place de ces traitements est générale , sur le plan de la santé des patients, de leur survie, mais aussi des conceptions de la prise en charge du VIH-SIDA. Certains médias banalisent l'infection, en faisant une affection chronique comme une autre, les pouvoirs publics s'engouffrant dans la brèche pour tenter de limiter les moyens mis à la disposition de la prise en charge des patients.
De leur côté, les sidénologues apprennent à prendre en charge les maladies chroniques, les traitements prolongés et leur cortège de complications émaillant le suivi au long cours. C'est de l'émergence brutale de l'infection et de son ampleur, tel un raz de marée qu'est née la communauté d'acteurs qui ont fait front.
Passées les premières années de stupeur à voir l'épidémie s'étendre partout dans le monde tel un vaste incendie, au cours d'une décennie d'impuissance médicale où les médecins voyaient leurs patients décéder d'infections sans cesse plus diverses, soignants, patients et associations ont scellé des liens de solidarité forts qui leur ont permis d'affronter ensemble ces défis .
La relation médecin-malade en a été revisitée de fond en comble et l'impact de l'épidémie de VIH-SIDA sur nos structures sanitaires a été majeur ces 25 dernières années. Du statut de soigné, le médecin a appris à reconnaître chez son patient celui de partenaire dans la démarche de soin. Cette solidarité a également permis une mondialisation de la prise de conscience.
De nombreuses organisations internationales ont vu le jour à la fin des années 90 (ONUSIDA,ESTHER), et la création du fonds mondial en 2002 est la première initiative de financement international de thérapeutiques onéreuses. Sous la pression internationale, la baisse des prix par les laboratoires pharmaceutiques, la fabrication de génériques ont permis un essor considérable du nombre de patients sous traitements et ont fait entrevoir la possibilité d'enrayer le développement de l'épidémie, sous condition d'un maintien de cette solidarité internationale.
Sur le plan scientifique, l'épidémie VIH est une formidable aventure où 2 ans ont suffi pour identifier l'agent causal d'un nouvelle épidémie, moins de 15 ans ont été nécessaires pour mettre en place des traitements efficaces. En 15 ans de trithérapie, des progrès considérables sont faits pour améliorer la tolérance et la qualité de prise des traitements : les consultations d'éducation thérapeutique, pratiquées depuis longtemps dans d'autres disciplines sont enfin reconnues, le patient étant acteur de sa santé et pouvant bénéficier d'un apprentissage. Parallèlement, des progrès considérables en immunologie ont été faits, permettant d'envisager dès 2000 les premiers essais vaccinaux.
L'épidémie de SIDA est une formidable aventure humaine, dans laquelle sont mis à contribution de nombreux éléments faisant appel à la solidarité humaine par delà tous les préjugés, les origines, les habitudes, les pratiques. Les moyens de réponse mis en oeuvre ont très largement contribué à faire progresser les connaissances scientifiques, les rapports médecin-malade, médecine-société et sont des vecteurs très puissants du développement (santé, éducation, économie) de nombreux pays à faible ressource, malgré les menaces que l'épidémie fait peser sur la démographie de ces pays.
Il faut néanmoins rester vigilants afin que la chronicisation de la pathologie ne conduise à sa banalisation en ces temps où le désinvestissement et le protectionnisme trouvent leur alibi dans la crise. Au nom des malades et des progrès accomplis, il est du devoir de la communauté formée autour du VIH de rester vigilant pour que les progrès accomplis se pérennisent.
La néphrologie, qui fête ses 50 ans en 2010, est une spécialité relativement récente, dont l'évolution et les progrès ont été constants depuis sa naissance. Il y a eu d'abord la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique par les techniques d'épuration extra-rénale " le rein artificiel ", puis presque au même moment, la transplantation rénale à partir d'un donneur vivant.
Cette dernière ouvrira les portes au développement d'autres techniques de transplantation sur différents organes, à la recherche en immunologie, sans oublier les découvertes des traitements antirejet.
Ces mêmes recherches et traitements ont servi pour contrôler et traiter certaines maladies (vascularites, maladies auto-immunitaires, inflammatoires, etc.). Cependant, cette évolution au niveau des thérapeutiques n'a pas servi à contrôler l'apparition des maladies rénales chroniques.
LES FACTEURS DE RISQUE
Les facteurs de risque sont classifiés en quatre groupes :
> Les facteurs de susceptibilité: la survenue d'une atteinte rénale est associée à des facteurs qui augmentent la susceptibilité de développer une maladie rénale chronique (âge élevé, antécédents familiaux de néphropathie…)
> Les facteurs d'initiation: l'initiation de la maladie rénale chronique est associée à certains facteurs qui initient directement l'atteinte rénale et qui différent selon la lésion rénale primitive considérée (diabètes, hypertension artérielle, maladie auto-immune, maladie héréditaire…)
> Les facteurs de progression:une fois les lésions installées, certains facteurs de progression sont susceptibles d'aggraver le dommage rénal et d'accélérer le déclin de la fonction rénale (tabac, hypertension non contrôlée, hyperfiltration rénale, absence de régime adapté, infections, états inflammatoires persistants…); ils sont modifiables par une prise en charge adaptée.
> Les autres facteurs: d'autres facteurs au stade de l'insuffisance rénale terminale augmentent la morbidité et la mortalité associées à ce stade (la prise en charge tardive et toutes les complications qui en découlent : l'absence de suivi des complications cardiovasculaires, l'absence de préparation à la dialyse, les anomalies phosphocalciques, etc …)
Le suivi et le contrôle de ces facteurs de risque associés à un stade caractérisant le degré de la maladie rénale (du stade 1 avec fonction rénale normale plus une anomalie à type protéinurie ou hématurie au stade 5 présentant une insuffisance rénale terminale ou "mort rénale") permettront de prendre des mesures de prévention, de limitation de l'évolution, et de diminution de la morbi-mortalité associée.
LE SERVICE NEPHROLOGIE DU CENTRE HOSPITALIER DE PERPIGNAN
Le service néphrologie du Centre Hospitalier de Perpignan est composée de 4 unités et d'une consultation externe.
L' unité de traitement pour l'insuffisance rénale chronique terminale
Situé au 5e étage du nouvel hôpital, le centre de dialyse est un des deux centres lourds du département. Il est équipé de 30 postes de traitement de l'insuffisance rénale, par hémodialyse chronique ou hémodiafiltration. Un centre d'autodialyse (unité développée en groupement de coopération avec la clinique Medipole) fonctionne également à Prades. Autre acteur important de la prise en charge, l'association Aider fait fonctionner des unités d'autodialyse à Perpignan, au Boulou, à Céret et à Font Romeu.
L'unité d'éducation et dialyse péritonéale
Dédiée à l'éducation des patients arrivés au stade ultime de l'insuffisance rénale, cette unité qui compte différentes techniques de dialyse a pour vocation de donner aux patients plus d'autonomie. L'hémodialyse en unité d'autodialyse ou à domicile et la dialyse péritonéale (qui ne nécessite pas de circuit sanguin extracorporel) permettent aux patients d'être traités en dehors de l'hôpital.
L'unité d'hospitalisation
L'hospitalisation est indiquée pour certains patients insuffisants rénaux présentant des complications. Elle permet l'exploration de maladies rénales, de maladies systémiques avec atteinte rénale, des troubles métaboliques d'origine rénale, des troubles de la régulation hydro électrolytique et du métabolisme de l'eau, des bilans étiologiques et approfondis des patients porteurs d'une hypertension artérielle.
Les Soins Intensifs Néphrologiques et Métaboliques
Les soins intensifs sont dédiés à l'accueil et traitement des patients souffrants d'une insuffisance rénale aiguë, de patients atteints d'une insuffisance rénale chronique dialysée ou non dialysée et présentant des complications graves sur un autre organe, et des patients présentant des troubles métaboliques ou de métabolisme de l'eau. Le secteur prend également en charge les patients qui nécessitent un traitement par épuration extra rénale en urgence, ainsi que les patients souffrants de pathologie qui nécessitent un traitement par plasmaphérèse*
Les consultations externes
Les consultations de néphrologie, de transplantation, d'hémodialyse et de dialyse péritonéale sont programmées du lundi au vendredi. Un néphrologue est de garde les week-ends et jours fériés.
*La plasmaphérèse Est une technique qui consiste à séparer le plasma du sang total à travers un plasmafiltre dans un circuit extra corporel. Le plasma peut soit être éliminé et remplacé par du plasma frais soit filtré par des colonnes absorbantes pour le " nettoyer " de certains anticorps ou autres protéines à éliminer.
La chirurgie réfractive corrige les amétropies sphérocylindriques (la myopie, l'hypermétropie et l'astigmatisme) qui résultent d'une inadéquation anatomique et optique entre la puissance des dioptries oculaires et la longueur axiale. Cette situation, d'origine le plus souvent congénitale, entraîne une défocalisation de l'image rétinienne. Faire la mise au point de l´image rétinienne pour restituer une vision spontanément nette est l'objectif réparateur de cette chirurgie. Elle se différencie fondamentalement de la chirurgie esthétique car elle compense un réel handicap qui rend une correction absolument nécessaire. La chirurgie réfractive se différencie des autres techniques chirurgicales oculaires par son caractère non obligatoire car elle n'est qu'un moyen parmi d'autres de corriger ce handicap.
LE PRINCIPE DE LA CHIRURGIE REFRACTIVE ?
La principale fonction de l'œil est la vision. L'œil est un système optique dont les composants principaux sont la cornée et le cristallin. Ce système optique fait converger les rayons lumineux vers la rétine. La puissance optique de l'œil est appelée la réfraction, elle est exprimée en dioptrie. Une mauvaise vision est le plus souvent causée par une anomalie optique, la cornée et le cristallin ne sont pas malades mais leur pouvoir optique n'est pas adapté. L'image est alors focalisée en avant ou en arrière de la rétine. Ces anomalies optiques sont appelées des amétropies. Elles sont au nombre de quatre: > la myopie > l'hypermétropie > l'astigmatisme > et la presbytie.
Une vision incorrecte nécessite toujours un examen ophtalmologique complet par un ophtalmologiste afin d'éliminer une maladie de l'œil et d'attribuer de façon formelle cette baisse de la vision à une amétropie.
LES ANOMALIES DE LA REFRACTION OU AMETROPIES
Dans un œil normal, le trajet des rayons lumineux est modifié par la cornée et le cristallin pour leur permettre de converger sur la rétine. > L'œil myope étant trop long, les rayons lumineux convergent en avant de la rétine. > L'œil hypermétrope est trop court et les rayons Iumineux convergent (virtuellement) en arrière de la rétine. > L'œil astigmate présente des anomalies de courbure cornéenne qui créent des distorsions de l'image rétinienne. > L'œil presbytie: Les personnes presbytes ne distinguent pas clairement les objets proches. Les différents moyens de correction (lunettes, lentilles de contact et techniques de chirurgie réfractive) ont pour but de rectifier le trajet des rayons lumineux.
LE BUT DE LA CHIRURGIE REFRACTIVE
Son but est de donner une vision suffisante pour accomplir confortablement les taches de la vie courante sans lunettes ni verres de contact. Une acuité visuelle de 10/10 est souvent obtenue mais n'est pas le but réel de cette chirurgie.
LES CANDIDATS A LA CHIRUGIE REFRACTIVE
Les candidats à la chirurgie réfractive sont en général des patients porteurs de lentilles de contact qui ne les tolèrent plus ou mal, qui ne peuvent en porter du fait d'exigences professionnelles, ou qui souhaitent se libérer des contraintes des lunettes ou des lentilles. Les patients qui ont une mauvaise acuité visuelle avec leur correction ne peuvent pas espérer une meilleure acuité après la chirurgie. Le sujet doit avoir au moins 18 ans, une erreur réfractive stabilisée non évolutive et un examen ophtalmologique normal en dehors de son amétropie.
Est possible la correction de tous les types d'amétropies sauf la presbytie. La puissance de l'amétropie (nombre de dioptries) est le principal facteur limitant.
La myopie: On peut généralement corriger toutes les myopies entre -1 et - 6 dioptries. Les myopies au delà de -6 D sont parfois accessibles au traitement.
L'hypermétropie : On peut généralement corriger toutes les hypermétropies entre +1 et + 3 Dioptries. Les hypermétropies entre +3 D et +5 D peuvent parfois être traités.
L'astigmatisme : on peut généralement corriger tous les astigmatismes entre +1 et + 3 dioptries. Les astigmatismes entre +3 D et +5 D peuvent parfois aussi être traités.
LES DIFFERENTES TECHNIQUES CHIRURGICALES
C'est l'ablation du tissu cornéen avec une précision de l'ordre du micron à l'aide d'un laser excimer afin de creuser la cornée et de lui donner une nouvelle puissance optique.
1 - La PKR (kératectomie photoréfractive) ou traitement de surface L'opération se pratique sous anesthésie locale par instillation de collyre. Après un pelage de la couche superficielle, les impacts de laser sont appliqués sur la surface de la cornée. Sa durée est courte (quelques minutes). Son principal avantage est la sécurité. Les inconvénients résident dans les phénomènes douloureux qui peuvent se manifester pendant un à deux jours. Dans certains cas peut survenir un voile cicatriciel susceptible de retarder la récupération visuelle. Ce voile est le plus souvent minime, mais dans de rares cas il peut être assez dense pour gêner la vision pendant plusieurs mois. En cas de correction insuffisante, une nouvelle intervention est possible.
2 - Le LASIK ou laser assisted intrastromal keratomileusis
L'ablation est réalisée en profondeur dans la cornée après avoir réalisé un volet cornéen de surface à l'aide d'un appareil automatisé, le microkératome, ou plus récemment grâce à une découpe réalisée par laser femtoseconde. Le volet de tissu cornéen est remis en place en fin d'intervention. Cette technique réalisée sous anesthésie locale n'est pas douloureuse. Les résultats à long terme sont identiques à ceux de la PRK mais une récupération visuelle presque complète est obtenue en 24 heures sans aucune douleur. Cette technique est actuellement la plus fréquemment réalisée. Son taux de complication faible. Le principal 'inconvénient réside dans la découpe du volet cornéen qui peut induire des complications spécifiques (altérations de forme et de transparence de la cornée). En cas d'erreur réfractive résiduelle, le capot cornéen peut être alors soulevé et un complément de traitement par le laser est réalisé.
3 - Le LASEK ou laser assisted subepithelial keratomileusis
Il s'agit d'une variante opératoire nouvelle de la technique PKR. Ses avantages seraient de diminuer la gène postopératoire ainsi que le risque de cicatrice persistante.
4 - L'EPI-LASIK
Il s'agit d'une technique nouvelle proche du LASEK qui consiste à décoller l'épithélium cornéen à l'aide d'un séparateur, sans utiliser d'alcool.
L'IMPLANTATION INTRA-OCULAIRE
Cette technique s'adresse aux contre-indications des chirurgies précédentes. > Les implants phakes ont pour but de corriger les amétropies par l'addition intra-oculaire d'une lentille ou implant. Ils peuvent être implantés par fixation dans l'angle iridocornéen, clippés à l'iris, ou placés en avant du cristallin naturel. Les indications des implants phakes sont actuellement les myopies fortes, supérieures à 8 dioptries, c'est-à-dire supérieures aux possibilités du LASIK. Chez les patients possédant une cornée trop mince pour envisager un traitement par laser, il est possible de discuter une implantation. Dans les cas de très fortes myopies (supérieures à 20 dioptries) il est possible de combiner la réalisation d'un LASIK et l'implantation d'une lentille. Les résultats visuels et réfractifs sont très bons avec la plupart des modèles actuels. Les avantages des implants phakes sont de ne pas modifier la courbure et la transparence de la cornée, essentielles à une bonne qualité de la vision. Ils peuvent être à la source de complications (cataracte, déformations de la pupille, souffrance de la cornée, ...). Ils peuvent être enlevés en cas de problèmes.
>L'extraction du cristallin à visée réfractive Chez le myope fort, il est possible après 45 ans d'envisager l'ablation du cristallin - surtout s'il comporte des opacités débutantes - et l'implantation d'un cristallin artificiel. Les résultats sont souvent spectaculaires.
Le choix de la technique opératoire dépend de différents facteurs: importance de la myopie, âge, épaisseur cornéenne, diamètre pupillaire, profondeur de la chambre antérieure, transparence du cristallin.
LES ETAPES DU LASIK
1. Un anneau de succion, placé sur l'oeil, l'immobilise et guide le microkératome pendant la découpe. 2. Le microkératome est solidaire de l'anneau de succion. Une fine lame oscillante est située sous le microkératome 3. L'avance du microkératome permet de découper une fine lamelle cornéenne de entre 120 à 180 µm d'épaisseur qui restera solidaire de la cornée grâce à une charnière, comme la couverture d'un livre à la reliure (l'épaisseur de la cornée est de 550 µm environ). 4. L'ensemble microkératome/anneau de succion est alors retiré de la cornée 5. La lamelle est ensuite réclinée comme la couverture un livre. 6. Le surfaçage au laser peut alors commencer sur le stroma cornéen. Le laser traite l'œil en fonction des informations recueillies lors des examens préopératoires et qui sont introduites par le chirurgien dans l'ordinateur. 7. Le capot ou lamelle cornéenne est alors replacé à sa position initiale sans aucune suture. Deux à trois minutes plus tard, le capot est fixé du fait d'un effet de pompe qui maintient la lamelle sur la cornée.
LES CONTRE-INDICATIONS DE LA CHIRUGIE REFRACTIVE
Elles sont d'ordre oculaire ou général.
> Les contre-indications oculaires: Les troubles de la réfraction non stabilisés, les pathologies oculaires actives ou ayant laissé des séquelles au niveau de la transparence cornéenne, les syndromes secs oculaires sévères, les déformations cornéennes en particulier de type kératocône, la cataracte ou le glaucome évolué sont des contre-indications formelles à la chirurgie réfractive cornéenne ou endoculaire.
> Les contre-indications générales: La grossesse est une contre-indication temporaire. Les traitements par corticoïdes ou immunosuppresseurs, les maladies auto-immunes qui peuvent entraîner des retards de cicatrisation.
LES RISQUES OU COMPLICATIONS DE LA CHIRURGIE REFRACTIVE
Le résultat recherché ne peut jamais être garanti car il dépend des phénomènes de cicatrisation avec des variations individuelles. Après traitement, une correction complémentaire par lunettes ou lentilles de contact est parfois nécessaire. Les réglementations concernant les aptitudes visuelles des professions sont continuellement modifiées. Il est donc indispensable que vous vérifiez vous même auprès dès administrations concernées si une intervention de chirurgie réfractive est acceptée (armée, police, gendarmerie, marine, pompiers, SNCF, transport aérien ou routier, etc...). Les opérations de chirurgie réfractive n'échapent pas à la règle générale selon laquelle il n'y a pas de chirurgie sans risque. Même si celui ci est très faible, des complications allant des plus anodines aux plus graves sont possibles. Parmi les conséquences possibles de ces complications, on peut citer la perception de halos, une tendance à l'éblouissement, une réduction de l'acuité visuelle même avec correction, une gêne à la vision nocturne, une vision dédoublée une déformation des images, un abaissement de la paupière supérieure. Ces complications transitoires ou définitives sont rares et peuvent parfois nécessiter un traitement médical ou chirurgical. Dans des cas exceptionnels, comme pour toute chirurgie oculaire, les complications peuvent prendre un caractère de gravité conduisant à la perte de la vision, voire à la perte de l'œil. Cette éventualité est tellement exceptionnelle que sa fréquence est impossible à évaluer.
LE BILAN PRE-OPERATOIRE
Il est essentiel car il permet de déterminer précisément l'erreur réfractive et de rechercher les éventuelles contre-indications à la chirurgie. Le bilan permettra de déterminer la technique opératoire la plus adaptée à la réfraction du candidat.
Les patients myopes de plus de 40 ans seront sensibilisés à la notion de presbytie, car après la chirurgie réfractive, la vision de près nécessitera, le plus souvent, des lunettes correctrices.
Après 50 ans, il est important d'éliminer une cataracte, un glaucome ou des anomalies de la rétine chez les myopes. L'analyse de la topographie cornéenne est obligatoire pour rechercher une éventuelle déformation de la cornée, un astigmatisme irrégulier ou un kératocône qui doivent faire contre-indiquer la chirurgie.
L'INFORMATION DES PATIENTS
Elle est obligatoire et essentielle. Elle précise au candidat à l'intervention les résultats visuels en général obtenus dans le type d'amétropie qu'il présente, les risques et en particulier les éventuels parasites visuels qui peuvent découler de la chirurgie : halos ou éblouissements lors de la conduite automobile nocturne. Il convient d'informer le patient avant la chirurgie sur les normes réglementaires et professionnelles de certaines aptitudes et éviter ainsi de possibles désillusions.
LES NOUVELLES TENDANCES
L'aberrométrie: une nouvelle méthode d'exploration de l'optique de l'œil permettant d'en rechercher les différentes aberrations, y compris les plus subtiles en dehors des amétropies classiques, est actuellement développée. Couplée au Laser Excimer, cette technique permet de réaliser des traitements sur mesure, et d'obtenir de meilleurs résultats visuels, en particulier un meilleur confort de la vision lors de la conduite automobile nocturne.
CONTACT: Secrétariat du service ophtalmologie Tel: 04 68 61 65 39
DEPISTAGE DU CANCER DU SEIN: MOBILISEZ LES FEMMES QUE VOUS AIMEZ
DEPISTAGE DU CANCER DU SEIN: MOBILISEZ LES FEMMES QUE VOUS AIMEZ
Le mois d'octobre est " rose ". Dédié au cancer du sein, "Octobre rose" est un dispositif d'information destiné aux femmes âgées de 50 à 74 ans, visant à réduire les inégalités d'accès et de recours au dépistage du cancer du sein.
Le cancer du sein est l'une des principales causes de mortalité chez la femme avec 42 000 cas diagnostiqués chaque année et environ 12 000 décès. Or la participation des femmes au dépistage organisé, gratuit à partir de 50 ans, connaît de fortes disparités : les inégalités d'accès à la radiologie dans certains secteurs géographiques, le manque d'information, la situation socio-économique et culturelle ou encore la peur de savoir.
Pourtant, le dépistage du cancer du sein permet de déceler d'éventuelles anomalies très tôt, en l'absence de tout symptôme. Cela permet de se soigner plus facilement et d'avoir les plus grandes chances de guérison.
Doté de praticiens radiologues formés et d'un mammographe numérisé avec système de ponction stéréotaxique du sein, le service d'imagerie médicale du Centre Hospitalier de Perpignan est habilité à pratiquer dans le cadre du dépistage organisé.
DEPISTAGE MODE D'EMPLOI
Si vous avez entre 50 et 74 ans, une lettre d'invitation vous est envoyée tous les 2 ans par le centre départemental de coordination du dépistage. Vous prenez alors rendez-vous avec le radiologue de votre choix parmi la liste jointe à votre lettre d'invitation. Ce radiologue vous examine et réalise une mammographie complète, c'est-à-dire deux radiographies par sein. Il vous donne une première interprétation des résultats. S'il n'a décelé aucune anomalie, votre mammographie est systématiquement vérifiée par un autre radiologue. Dans un délai d'une quinzaine de jours, vous serez informée du résultat de cette seconde lecture. Cette deuxième lecture, qui n'existe pas dans le cadre du dépistage individuel, est un gage de qualité et de fiabilité : près de 8 % des cancers du sein sont détectés grâce à elle. Dans l'hypothèse où une anomalie est décelée, votre radiologue peut vous proposer des examens complémentaires ; il prendra soin de vous expliquer la suite à donner aux résultats. Les clichés des mammographies vous sont rendus après le dépistage. Il est important de les conserver pour votre prochain examen
Prise de rendez-vous pour une mammographie: Tel / 04 68 61 65 16 Tel / 04 68 61 65 22 Tel / 04 68 61 65 28
Consultez les fiches d'information Comprendre la mammographieet Comprendre la biopsie stéréotaxique du sein en téléchargeant le fichier pdf ci-dessous.
DISPOSITIF DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES A L'HOPITAL
DISPOSITIF DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES A L'HOPITAL C'est une réalité, l'Hôpital n'échappe pas à la violence : violence des patients, des visiteurs, des bandes organisées … violence volontaire ou involontaire (caractéristiques d'une pathologie), manifestation d'un énervement ou d'une angoisse.
Créé en 2005, l'Observatoire national de la violence hospitalière recense, à partir d'une fiche unique de recueil, et analyse les signalements de violences commises au sein des établissements hospitaliers. Chaque année, un bilan national est publié sur le site Internet du Ministère de la Santé. Le dernier bilan, établi sur la base du recueil des évènements 2009, traduit une augmentation considérable des faits de violence signalés auprès de l'Observatoire National : 4742 faits signalés, soit + 38 % entre 2008 et 2009. Toutefois, ce constat doit immédiatement être tempéré par l'augmentation parallèle des établissements déclarants : + 29 %.
Le Centre Hospitalier de Perpignan a mis en œuvre, à partir 2003, une politique de prévention et de gestion globale des violences perpétrées en milieu hospitalier. Information, prévention, formation du personnel à la gestion de la violence et de l'agressivité, poursuite systématique des agresseurs, prise en charge médico-juridique des victimes, tout est mis en oeuvre pour assurer la sécurité des lieux, des personnels, des patients et de leurs proches.
Complémentaire aux procédures d'alerte, de suivi juridique et d'accompagnement médico-psychologique, l'analyse des signalements des atteintes aux biens ou au personnes permet de dresser une typologie des risques, en fonction des lieux à risque, de la nature du risque, des horaires, des personnes exposées. Ces indicateurs sont précieux pour adapter la politique de prévention et renforcer les dispositifs de surveillance. En 2009, le service juridique a enregistré 160 signalements d'atteintes aux biens et 97 d'atteintes aux personnes. Les victimes des atteintes aux biens sont le Centre Hospitalier (50%), le personnel (40%) et les visiteurs (10%). Il s'agit très majoritairement de dégradations et de vols. Concernant les atteintes aux personnes, c'est le personnel qui est très largement victime (80%), devant les visiteurs (10%) et les agents de sécurité extérieurs (10%).
LE DISPOSITIF DE VIDEO SURVEILLANCE
L'ouverture du nouvel hôpital a nécessité le redéploiement et l'optimisation du système de vidéo-surveillance afin d'assurer une meilleure prise en compte des risques d'atteintes aux personnes ou de fugues de patients, du risque de vols et de détériorations de biens, La totalité du parc de vidéo surveillance comprend 41 caméras en extérieur, 39 caméras en intérieur ainsi qu'un auto-dôme garantissant la couverture de l'ensemble Est du site.
Conformément à la loi, le visionnage des images n'est autorisé qu'aux agents du service de sécurité qui sont formés et sensibilisés aux règles encadrant la mise en œuvre d'un système de vidéosurveillance. Hormis le cas d'une enquête de flagrant délit, d'une enquête préliminaire ou d'une information judiciaire la conservation des images enregistrées est de 11 jours.
La rentrée scolaire est souvent synonyme de bonnes résolutions et parmi elles, le souhait de nombreux parents de poser un cadre propice aux études. Horaires, repas, télé … mais aussi jeux vidéos, MSN, facebook et autres ! Mais comment s'y prendre pour faire entendre raison à son ado, connecté des heures entières à ses " amis " ou " avatars " ?
Le Dr Bénédicte Weltman-Delmas, médecin référent de la consultation d'addictologie du centre hospitalier de Perpignan, nous livre quelques repères.
>> En préalable, peut-on mettre dans le même sac jeux vidéos, jeux en ligne et réseaux sociaux ?
B. WD : Le plus souvent, ce qui inquiète les parents, c'est leur difficulté à appréhender la dangerosité potentielle de ces jeux et outils de communication ainsi que leur usage intensif. Tout d'abord, il faut se garder de les diaboliser. Beaucoup d'entre eux peuvent avoir des fonctions positives auprès des adolescents: l'adolescent maîtrise le jeu alors que le reste lui échappe ; il canalise ses angoisses; il éprouve du plaisir (compétition et esthétique) et il communique et se socialise (les rencontres sous couvert d'anonymat peuvent fournir un cadre protecteur). Ces supports permettent l'expression symbolique de l'agressivité et proposent des rites initiatiques. Chez certains, cela peut être une aide pour fuir un événement douloureux. Cependant, il est vrai que tous ces jeux n'ont pas le même pouvoir addictif, selon qu'ils soient on line ou off line, qu'ils développent des stratégies de renforcement (points de vie, armes, bonus) ou non. World of Warcraft est un jeu connu pour son caractère addictif. Appartenant à la catégorie des jeux de rôle en ligne massivement multijoueur (aussi désigné par le sigle anglais MMORPG), il permet à un grand nombre de personnes d'interagir simultanément dans un monde virtuel, grâce à leur avatar. Mais là aussi, les avatars peuvent avoir un rôle positif dans la construction de l'adolescent qui va mettre en scène ses conflits conscients ou inconscients avec ses proches, ainsi que les histoires d'amour dont ils rêvent.
>> A quel moment peut-on parler d'addiction alors ?
B. WD : L'addiction signifie la dépendance. C'est à dire que l'adolescent joue sans s‘arrêter. Il délaisse ses autres activités, jusqu'à ses besoins vitaux, pour le jeu. Ce que les jeunes qualifient entre eux de " no life ", démontrant par là leur sens critique. Plus son avatar prend de la puissance, moins l'adolescent tient compte de son corps, comme s'il n'y avait plus de contraintes corporelles. Cela peut s'associer à une angoisse de mort quand on lui demande d'arrêter l'ordinateur. Avoir un écran connecté, c'est ne jamais être abandonné. L'adolescent cherche à maintenir une activité fantasmatique où il se sent tout puissant et où des choses merveilleuses peuvent être accomplies. Mais comme le souligne le Dr Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste, directeur de recherche à l'université Paris X, il n'y a pas beaucoup d'adolescents dépendants au sens d' "addict ". Sans nier le phénomène, il préfère utiliser le terme de "jeu excessif " (au sens de l'abus) pour les adolescents et réserver celui d' "addict " pour les adultes.
>> Quelle aide pouvez-vous proposer aux adolescents ?
B. WD : L'équipe du service d'addictologie, composée de médecin, psychologue, infirmiers, assistante sociale accueille, accueille tous les adolescents de plus de 16 ans pour une évaluation ou un suivi. Les parents qui s'inquiètent du comportement de leurs enfants peuvent également solliciter l'équipe pour un avis. Supprimer l'outil ordinateur n'est pas nécessairement une solution. Actuellement, un jeune qui n'a pas accès à l'ordinateur n'est pas préparé à l'avenir. C'est la raison pour laquelle il est intéressant de réfléchir avec l'adolescent et son entourage sur l'utilisation du jeu. Quels jeux ? Quels bénéfices et plaisir pour l'enfant ? Quel cadre déjà posé ou à poser ? Pour les parents, voir l'adolescent enfermé dans sa chambre avec son ordinateur est moins anxiogène qu'un adolescent qui sort. Cela peut même favoriser une tolérance chez certains parents par rapport à ce comportement. Comme pour toutes les autres activités de l'enfant, c'est bien de s'intéresser au jeu qu'il a choisi, de lui demander de l'expliquer… et de réguler l'usage.
>> Les parents ont souvent peur de mal faire. Que leur conseillez-vous ?
B. WD : - Rester vigilants. Si l'adolescent semble un joueur excessif , ne pas l'enfermer dans les termes d'addiction et de dépendance. L'adolescence est une période privilégiée avec une grande plasticité, c'est à dire que les changements de comportements peuvent être très rapides. - Le jeu vidéo excessif à l'adolescence est le plus souvent la manifestation de la crise d'adolescence. Il ne s'agit donc pas de guérir la crise d'adolescence, mais de l'accompagner. - Apprécier la gravité qui ne se mesure pas qu'au temps passé. Les signes d'alerte sont aussi la baisse des résultats scolaires, la réduction des autres activités (sportives en particulier), la tendance à l'isolement (appauvrissement du réseau relationnel) et l'usage régulier de tabac, café, voire cannabis. - Cadrer : les parents peuvent proposer des programmes de réduction d'usage (en lien ou non avec des soignants) ; cela peut être couper l'accès à internet à partir d'une certaine heure (23h par exemple) Au quotidien , ce sont les parents qui doivent être le plus possible garants de cette application.. Faire respecter la signalétique PEGI (Pan European Game Information) http://www.pegi.info/fr/index/id/517 qui attribue à chaque jeu une tranche d'âge spécifique. - En cas de difficulté, ne pas hésiter à proposer un entretien d'évaluation ou une consultation
CONTACTS Service d'addictologie du Centre Hospitalier de Perpignan Prise de rendez-vous du lundi au vendredi de 9H à 12H Tel / 0468616546 addictologie@ch-perpignan.fr
Le service d'orthopédie et traumatologie : 2010, l'année du mouvement
Le service d'orthopédie et traumatologie : 2010, l'année du mouvement
En pleine restructuration, le service a bénéficié du déménagement dans le nouvel hôpital et d'un plateau technique très performant.
L'attrait exercé par cette nouvelle structure a permis de recruter trois nouveaux praticiens et de renforcer l'équipe qui comprend actuellement cinq temps plein , une assistante et un temps partiel.
> La chirurgie du membre supérieur et du membre inférieur Cette répartition de l'activité au sein de la spécialité (membre supérieur, membre inférieur, main , pied , arthroscopie) permet d'avoir dans chaque secteur, deux ou trois praticiens, et d'offrir des consultations spécifiques en orthopédie et traumatologie. Les interventions lourdes de reprises peuvent ainsi être réalisées en équipe (binômes) avec gain de temps et une qualité d'intervention accrue . L'équipe dispose ainsi de deux praticiens référents en chirurgie de la main et de deux autres titulaires d'un Diplôme Universitaire de chirurgie de la main et du membre supérieur ce qui permet de faire face aux urgences main en complémentarité avec la CMC et d'envisager un partenariat dans le cadre d'un GCS (Groupement de Coopération Sanitaire).
> La chirurgie endoscopique La chirurgie endoscopique (arthroscopie) est en phase de développement conséquent, confortée par l'arrivée d'un confrère nancéen et strasbourgeois de formation, ce qui porte à deux référents en chirurgie du genou et de l'épaule avec une meilleure prise en charge de la traumatologie du sport.
> La chirurgie prothétique La chirurgie prothétique, tant de primo intention que de reprise, est assurée par deux praticiens venant de centres spécialisés dans la chirurgie prothétique de la hanche ainsi que des infections ostéo-articulaires, pour lesquelles une prise en charge pluri disciplinaire avec nos confrères des maladies infectieuses (SMIT, référent départemental) est effectuée.
> Développement de la chirurgie du pied Dans la mesure où il existe une complémentarité entre chirurgie de la main et du pied (ancillaire proche, intervention de courte durée, anesthésie régionale), deux praticiens souhaitent développer la chirurgie du pied, épaulés par un praticien membre de la société française de chirurgie du pied (AFCP). Cette activité répond au cahier des charges de la chirurgie ambulatoire.
> Coopération et partenariat ARTHROSE et OSTEOPOROSE sont de plus en plus fréquentes avec l'avancée en âge et vont devenir de véritables fléaux nationaux . La coopération et le partenariat avec le service de rhumatologie du CHP et avec les rhumatologues de ville semblent être essentiels dans le cadre de ces deux problèmes majeurs de santé publique. Le développement de réunions communes médico chirurgicales est à promouvoir avec peut- être, à distance l'élaboration d'un suivi des opérés par nos confrères médecins avec les grilles d'évaluation de nos sociétés savantes , pour tendre à une objectivité maximale et une meilleure analyse des résultats. Le service de rééducation fonctionnelle de l'hôpital dispose d'une infra structure bien adaptée et conséquente, ce qui permet une prise en charge rapide tant en aigu qu'en externe de nos patients. L'arrivée de nouveaux praticiens avec des techniques micro invasives ( épaule , genou et main) permet de faire évoluer et d'augmenter la coopération avec le service de réapdaptation fonctionnelle.
> Une spécialité chirurgicale en constante évolution La chirurgie orthopédique et traumatologique est une spécialité qui reconstruit afin de restituer une fonction visant à améliorer la qualité de vie et le retour à l'autonomie. Elle doit bénéficier des progrès constants de nombreuses disciplines telles que la rhumatologie, la radiologie, la neurologie, la médecine physique et rééducation, l'infectiologie etc…
Ses domaines d'application sont vastes avec entre autres la prise en charge des infections ostéo-articulaires et les problèmes tumoraux. Cette chirurgie fonctionnelle est valorisante pour le chirurgien et positive pour le patient, du fait de la qualité habituelle de ses résultats. Son but vise à fiabiliser les actes afin d'en rechercher la constante qualité et sa constante évolution en fait une spécialité chirurgicale des plus valorisante où le service rendu récompense les efforts.
Le service de Pneumologie compte d'hospitalisation traditionnelle, 1 lit pour polysomnographie et regroupe une unité de consultations d'exploration fonctionnelle et d'endoscopie bronchique, une unité d'allergologie, une unité de tabacologie, une unité de lutte antituberculeuse (C.L.A.T) et depuis mars 2010, une unité d'éducation thérapeutique de l'asthme.
Les investissements matériels importants de la part du Centre Hospitalier nous ont permis de mettre à disposition un plateau technique complet, nous permettant de réaliser des :
- endoscopies bronchiques vidéo-assistées, - explorations fonctionnelles respiratoires et étude de la diffusion du CO à travers la membrane alvéolo-capillaire, - enregistrements du sommeil à l'hôpital ainsi qu'en ambulatoire.
Notre plateau technique nous permet de réaliser dans les meilleures conditions de sécurité les désensibilisations aux allergènes, y compris aux hyménoptères. Les autres actes pratiqués sont les actes classiques de la Pneumologie :
- tests cutanés allergologiques - drainages thoraciques - ponctions pleurales - gaz du sang artériels - oxymétries nocturnes - tests de marche de 6 mn - épreuves d'effort
LE SERVICE DE PNEUMOLOGIE PREND EN CHARGE > Les bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO). L'agent principal en est le tabac ; cette population relève souvent de soins chroniques avec parfois besoin d'oxygénothérapie et/ou de ventilation non invasive. Ce type d'appareillage de ventilation s'est perfectionné ses dernières années, permettant d'améliorer la qualité de vie des patients à tendance hypercapnique (excès de gaz carbonique). Cette population relève aussi de soins aigus, liés aux exacerbations le plus souvent d'origines infectieuses. Pour améliorer la qualité de vie des patients BPCO et leur permettre de reprendre une activité physique régulière, nous sommes en partenariat avec les centres de réhabilitation respiratoire de notre région.
> L'infection pulmonaire est importante, tant par sa fréquence que par sa gravité potentielle, intéressant le plus souvent des patients affaiblis, mais des personnes sans antécédents significatifs ne sont pas épargnés. Les pneumopathies à pneumocoque sont les plus fréquentes.
> Les apnées du sommeil. Ce syndrome concerne 4 % de la population générale, 70 % de ces patients sont en surpoids ; il faut rechercher à l'interrogatoire les signes typiques tels que somnolence diurne excessive, impression de sommeil non réparateur, céphalées matinales, irritabilité car souvent les patients ne le dévoilent pas spontanément.
Penser à ce syndrome lorsqu'il existe une hypertension artérielle tenace.
En complémentarité avec l'équipe ORL, nous traitons ces patients notamment par appareillage nocturne par pression positive continue par voie nasale ou naso-buccale.
> Les cancers bronchiques concernent 30 600 patients par an en France dont 6 700 femmes ; 8 fois sur 10 la cause en est le tabac ; ils représentent 20 % de l'ensemble des cancers et sont la première cause de mortalité par cancer.
En collaboration multidisciplinaire, nous prenons en charge environ 100 patients par an. Notre service fait parti du centre de coordination en cancérologie d'ONCO PO thoracique ainsi que du groupe d'oncologie du Languedoc Roussillon (ONCO LR). Une prise en charge globale est réalisée au sein du Centre Henri Pujol avec consultations d'annonce, soutiens psychologiques, sociaux, diététiques.
Si cela s'avère utile, des soins de soutien et de la douleur sont mis en place ainsi qu'un programme de sevrage tabagique.
> bilan et traitement des pathologies : - de la plèvre - pulmonaires interstitielles - des embolies pulmonaires
> L'allergologie. Face à un patient allergique, nous réalisons un interrogatoire exhaustif, des tests cutanés, soit par prick-test, soit par patch-test afin de déterminer le ou les agents responsables. Parfois, il est nécessaire de doser dans le sang des immunoglobulines E spécifiques aux allergènes. Une fois les allergènes identifiés, nous mettons en place un programme d'éviction, un traitement de fond et si cela ne suffit pas, nous organisons alors une désensibilisation, soit par voie orale, soit par voie sous-cutanée.
EDUCATION THERAPEUTIQUE DE L'ASTHME Le constat national est éloquent : à peine 50 % des asthmatiques se traitent correctement et 1 200 décès annuels par asthme sont à déplorer, malgré un arsenal thérapeutique développé.
Ainsi, il nous a paru important de mettre en place une structure afin d'aider les patients dans la compréhension de leur pathologie et leur apporter la meilleure qualité de vie qui soit.
L'éducation thérapeutique est adaptée à chaque personne. La première étape consiste au diagnostic éducatif, suivi du contrat d'éducation et de son programme et enfin, d'une évaluation individuelle. En pratique, des séances individuelles et collectives sont réalisées les mercredis matins.
Au final, cette éducation permet au patient de : - comprendre la pathologie asthmatique - identifier ses facteurs d'exacerbation, contrôler son environnement - connaître les moyens de prévention des crises et leurs signes de gravité - maîtriser le traitement - évaluer son état - partager le vécu de la maladie et ses répercussions psycho-sociales
Toutes ces compétences acquises par le patient lui permettront de gérer sa maladie et de la maîtriser.
LA READAPTATION FONCTIONNELLE Transversalité et pluridisciplinarité pour prévenir et réduire les situations de Handicap.
La Réadaptation Fonctionnelle ou Médecine Physique et de Réadaptation est une spécialité médicale dont la première caractéristique est la transversalité. Elle ne s'adresse pas à un organe en particulier, comme la cardiologie ou la gastro-entérologie, à une maladie spécifique, comme la cancérologie, ou à un terrain donné, comme la pédiatrie ou la gériatrie, mais à tous les organes, toutes les maladies et tous les terrains, comme l'imagerie, la réanimation ou la chirurgie.
Elle intervient à tous les stades de la trajectoire de soins, de la phase aiguë où elle vise à prévenir les complications et orienter la suite de la prise en charge aux soins de longue durée, qu'ils soient ambulatoires ou institutionnels, en passant par les soins de suite et de réadaptation, qui sont son domaine privilégié.
La deuxième caractéristique de la spécialité de la Médecine Physique et de Réadaptation est sa pluridisciplinarité. En effet, elle intervient en trois temps : >> la rééducation qui vise à limiter les déficiences des fonctions organiques par diverses techniques, >> la réadaptation, qui vise à réduire les limitations d'activité par la prescription d'aides techniques, humaines, voire animalières (chiens d'assistance), >> la réinsertion socioprofessionnelle, qui vise à restaurer la participation sociale de la personne, en tenant compte des facteurs personnels et environnementaux.
Ainsi les techniques utilisées sont multiples, allant des médicaments (myorelaxants, injections de toxine botulique ou pompes à baclofène pour réduite l'hypertonie musculaire, mais aussi anticoagulants pour prévenir ou traiter les complications thrombo-emboliques de l'immobilisation), à la chirurgie du handicap, en passant par les techniques d'anesthésie-réanimation: blocs anesthésiques, nutrition entérale, ventilation assistée, etc ...
Mais, comme son nom l'indique, la Médecine Physique et de Réadaptation fait surtout appel à des techniques dites " physiques " qui sont à l'origine de l'intervention de plusieurs professions paramédicales. La plus connue est celle de masseur-kinésithérapeute. Le massage est une thérapie manuelle à visée antalgique et décontracturante, mais pas seulement; il peut intervenir dans le drainage vasculaire, comme par exemple après chirurgie du cancer du sein.
La kinésithérapie est littéralement la "thérapie par le mouvement", faisant appel à la mobilisation passive et active, la tonification musculaire, manuelle ou instrumentale. Elle s'adresse donc en priorité aux déficiences de l'appareil locomoteur et du système nerveux, à l'origine de la réduction du mouvement, mais aussi à d'autres domaines, comme la rééducation vestibulaire, cardio-respiratoire, nutritionnelle ou uro-gynécologique. Outre le massage, le masseur-kinésithérapeute dispose de techniques spécifiques, non médicamenteuses, de traitement de la douleur, comme la physiothérapie (ultrasons, ondes électromagnétiques ou électricité) et l'hydrothérapie, qui utilise les propriétés physiques de l'eau à visée antalgique et facilitatrice. Le rôle d'éducation thérapeutique est également fondamental, comme dans l'"école du dos".
Les ergothérapeutes, "soignants par l'activité" s'imposent de plus en plus comme les techniciens de la réadaptation, par leurs compétences en appareillage, aides techniques et aménagement de l'environnement, mais aussi d'éducation thérapeutique, en vue d'une meilleure adaptation aux gestes de la vie quotidienne. L'orthophoniste intervient sur les troubles du langage, le neuropsychologue, sur ceux des fonctions psycho-intellectuelles. Mais il y a bien d'autres professionnels comme les éducateurs en activité sportive adaptée, les orthoprothésistes, les pédicures podologues… Les acteurs de soins infirmiers ont également leur rôle à jouer, en particulier au sein des services de soins aigus, pour la prévention des complications liées à l'immobilité et/ou la préservation des fonctions vitales.
En parallèle des aspects purement " physiques ", les composantes psychologiques et sociales doivent être prises en compte, notamment dans la réadaptation et la réinsertion socioprofessionnelle. Le psychologue, comme l'assistant de service social font partie intégrante de l'équipe pluridisciplinaire animée et coordonnée par le Médecin Physique et de Réadaptation.
Le Service de Réadaptation Fonctionnelle du Centre Hospitalier de Perpignan s'appuie sur toutes ces compétences. Les locaux sont équipés d'un plateau technique complet, avec des installations de rééducation motrice, vestibulaire et uro-gynécologique, de balnéothérapie, d'ergothérapie et d'appareillage. Les services comme la chirurgie orthopédique et traumatologique, la neurologie ou la gériatrie disposent de salles dédiées. L'équipe de réadaptation fonctionnelle intervient dans l'ensemble de l'établissement pour prévenir et réduire les situations de handicap, préparer la sortie. Dans ce cadre, il propose des soins externes pour assurer le suivi pluridisciplinaire de patients ciblés (rachis, main et membre supérieur, neurologie…).
SECRETARIAT Prise de rendez-vous du lundi au vendredi 8H30/17H
LE DEVELOPPEMENT DURABLE A L'HOPITAL Du 1er au 7 avril, c'est la semaine du développement durable. Beaucoup d'évènements sont organisés par les collectivités locales, les universités et les associations pour sensibiliser les Français aux enjeux du développement durable et inciter chacun à adopter des comportements plus responsables. Le mot d'ordre 2010 : " Passez au durable, ça marche " … et c'est facile !
QU'EST-CE QUE LE DEVELOPPEMENT DURABLE?
Le développement durable signifie que " les besoins des générations actuelles doivent être satisfaits, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ".
ET L'HOPITAL ?
De par ses valeurs, ses missions et ses activités, l'hôpital s'engage progressivement dans une démarche globale qui vise à réduire l'impact de ses activités sur l'environnement et à améliorer la gestion de ses ressources énergétiques, de sa consommation d'eau.
Les actions mises en oeuvre par les établissements de santé sont en grande partie réglementaires, dans trois grands domaines : >>le développement des vigilances et de la sécurité sanitaire >>la gestion des déchets hospitaliers qui, depuis 1975, fait l'objet d'une réglementation très précise. Les établissements de santé doivent respecter pour les déchets d'activité de soins à risque infectieux (DASRI), à risque radioactif, à risque chimique et toxique et pour le traitement des effluents liquides. >>la politique d'achat, en favorisant l'utilisation de produits, services ou activités ayant un impact moindre sur l'environnement. Et cela concerne l'ensemble des fournisseurs, du prestataire de services aux fournisseurs de dispositifs médicaux en passant par les produits d'entretien, les ampoules et tubes électriques ou encore le papier graphique.
Fournisseur de soins, l'hôpital est un grand consommateur d'énergie mais aussi et surtout un gros producteur de déchets. Ce sont ainsi 700 000 tonnes de déchets qui sortent des hôpitaux français chaque année (déchets ménagers, déchets à risque infectieux, à risque chimique, toxique ou radioactif).
LA GESTION DES DECHETS AU CHP ?
En tant que producteur de déchets, l'établissement est responsable des déchets qu'il produit. C'est à lui d'organiser le processus d'élimination, de son tri à son traitement, tout en assurant le respect des règles d'hygiène, la sécurité du patient et du personnel, en tenant compte du coût financier.
1240 tonnes, c'est le poids des déchets produits par le centre hospitalier de Perpignan. 70 % appartient à la catégorie des ordures ménagères (840 tonnes), 30% relève des Déchets d'Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI). Le traitement de ces déchets est strictement différencié et son coût multiplié par 5 pour les déchets de soins : si le tonnage des DASRI représente 30% de la totalité des déchets, il constitue 60% de la dépense.
En constante augmentation du fait de l'utilisation de matériel à usage unique, la gestion des déchets hospitaliers est un enjeu environnemental, financier et organisationnel. La qualité du tri est donc un axe important de l'amélioration de la gestion des déchets. C'est la raison pour laquelle le centre hospitalier de Perpignan s'est dotée d'une équipe de collecte dédiée, composée de 5 agents et d'un référent technique chargé de l'information et de la sensibilisation des personnels. L'équipe de collecte intervient à la demande et dispose de locaux spécifiques à chaque étage du Nouvel Hôpital.
Autre défi, le recyclage et la valorisation du papier et emballages carton. En 2009, le dispositif de tri sélectif mis en place sur l'ensemble des secteurs administratifs a permis de valoriser 43 tonnes de papier et 124 tonnes de carton. L'ensemble du processus, de la collecte au recyclage par le prestataire de service, respecte la confidentialité des documents.
LE SERVICE DE NEUROCHIRURGIE, UN SERVICE A DIMENSION HUMAINE
LE SERVICE DE NEUROCHIRURGIE, UN SERVICE A DIMENSION HUMAINE
Comme toutes les disciplines médicales, la neurochirurgie a bénéficié des progrès technologiques des vingt dernières années. La meilleure prise en charge technique possible est évidemment primordiale mais elle ne doit pas occulter la dimension humaine de notre métier. Dans la plupart des cas, les pathologies neurochirurgicales surviennent brutalement et bouleversent l'existence des patients et de leur entourage. A la prise en charge médicale, nous associons un soutien paramédical (IDE, AS, kinésithérapeute, diététicienne), psychologique, social, de manière à minimiser les conséquences de la maladie et permettre le retour à une vie normale.
UN BLOC OPERATOIRE DE POINTE
Pour rester performant, le bloc opératoire de neurochirurgie s'est équipé des matériels de pointe permettant une prise en charge optimale des patients comme :
>> les techniques d'imagerie intégrées au bloc opératoire par plate-forme de Neuronavigation (chirurgie cérébrale) et Fluoronavigation (chirurgie rachidienne), >> le monitoring fonctionnel per opératoire (pathologie tumorale cérébrale, chirurgie fonctionnelle périphérique, en particulier dans le traitement de la spasticité), >> les techniques chirurgicales mini-invasives: vertébroplasties, ostéosynthèses et arthrodèses percutanées, vidéo endoscopie cérébrale.
UNE COOPERATION INTRA ET INTER REGIONALE
Afin d'offrir la meilleure qualité de prise en charge des cas difficiles, le service de neurochirurgie a tissé des liens avec des services référents en France. Sur le plan opératoire, nous réalisons avec les correspondants invités à Perpignan, la chirurgie de reconstruction rachidienne (Pr Person CHU Brest), d'exérèse de tumeur de la base du crâne (Pr Roche CHU Marseille), la chirurgie médullaire fonctionnelle (Pr Sindou CHU Lyon). Les patients qui ne peuvent être pris en charge à Perpignan sont adressés vers les services adaptés à leur traitement (radiochirurgie, chirurgie cérébrale en condition éveillée).
LE SERVICE D'HOSPITALISATION
Doté de 23 lits d'hospitalisation traditionnelle, de 4 lits de réanimation et de 4 lits de soins intensifs, le service de neurochirurgie du Centre Hospitalier de Perpignan accueille les patients de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. La plus grande partie de l'activité du service porte sur la pathologie cérébrale tumorale et rachidienne dégénérative et sur la pathologie traumatique, vasculaire et fonctionnelle. 35% de l'activité est réalisée en urgence, avec une prise en charge rapide par le service pour éviter les transferts secondaires préjudiciables aux patients.
L'EQUIPE MEDICALE
Dr André MAILLARD Praticien hospitalier temps plein, chef de service Ancien interne des hôpitaux de Toulouse Ancien chef de clinique-assistant des hôpitaux de Toulouse Ancien chef de service de neurochirurgie du CHU de Guadeloupe
Dr Alaa RICHET Praticien hospitalier temps plein DIS neurochirurgie CHU Saint Etienne
Dr Véronique PORHIEL Praticien hospitalier temps plein Ancien interne des hôpitaux de Caen Ancien chef de clinique-assistant des hôpitaux de Caen
Dr Houman NAMAKI Praticien attaché spécialiste temps plein DIS neurochirurgie CHU Bordeaux Ancien chef de clinique associé des hôpitaux de Nantes
L'ORL, UNE OFFRE DE SOINS DIVERSIFIEE ET INNOVANTE
L'ORL, UNE OFFRE DE SOINS DIVERSIFIEE ET INNOVANTE
Une consultation de médecine générale sur sept et une sur quatre en pédiatrie concernent un problème ORL. Spécialité vaste et complexe, l'Oto-Rhino-Laryngologie traite surdités et vertiges, chirurgie plastique de la face, micro-chirurgie de l'oreille et de la surdité, pathologies des glandes salivaires, ronflements, oreilles décollées, jusqu'aux grosses exérèses carcinologique.
Doté d'un plateau technique complet et moderne de haut niveau, en explorations fonctionnelles et en endoscopie, mais surtout au bloc opératoire, ( bistouri à ultrasons, colonne vidéo HD, neuro-stimulateur, matériel complet d'endoscopie salivaire, laser CO2, et radio fréquence de dernière génération), le service ORL du Centre Hospitalier de Perpignan offre désormais une prise en charge diversifiée, bénéficiant des toutes dernières technologies, comme l'endoscopie des glandes salivaires, la chirurgie endoscopique et cœlioscopique ou la micro-chirurgie de l'oreille.
Pratiquée dans seulement neuf centres en France, l'ENDOSCOPIE DES GLANDES SALIVAIRES est une technique originale et sophistiquée qui a permis de traiter une cinquantaine de patients au Centre Hospitalier de Perpignan. Elle permet, parfois en ambulatoire, de traiter sans cicatrice, la plupart des pathologies salivaires, calculs ou sténose des glandes sous-maxillaires ou parotides, en évitant la chirurgie classique par voie externe avec une exérèse de la glande, beaucoup plus lourde et plus mutilante.
Plus fonctionnelle, moins agressive, la CHIRURGIE ENDOSCOPIQUE ET COELIOSCOPIQUE est en plein développement. Elle permet le traitement de toutes les pathologies du nez et des sinus, en évitant un abord externe. Grâce à ces techniques, les chirurgies cervicales sont réalisées à travers une incision de moins de 2 centimètres. Ainsi 10 à 15% des thyroïdes opérées dans le service le sont par voie endoscopique, avec une rançon cicatricielle minimale.
Avec l'arrivée d'un médecin otologiste et l'acquisition de matériel de pointe, un effort tout particulier a été apporté à la MICRO-CHIRURGIE DE L'OREILLE (otospongiose, otite chronique, cholestéatome…)
LA PRISE EN CHARGE DES CANCERS O.R.L
Dans le cadre de la prise en charge médicale et chirurgicale des cancers au Centre Hospitalier de Perpignan, les patients souffrant de pathologies cancéreuses ORL peuvent bénéficier des structures de soins et d'accompagnement du Centre Henri Pujol : consultation d'annonce, suivi post chirurgical et para médical, suivi social, soutien psychologique, rééducation orthophonique, consultations anti-tabac, prise en charge de la douleur et soins palliatifs, permanences associatives. Cet environnement pluridisciplinaire garantit au patient et à son entourage qualité thérapeutique et accompagnement personnalisé.
Le service ORL, c'est aussi :
> LA PRISE EN CHARGE DES RONFLEURS 45% des adultes ronflent régulièrement ou occasionnellement.. 5 à 8 % d'entre eux ont un syndrome des apnées du sommeil aux conséquences pathologiques graves. Ils sont pris en charge sur le plan diagnostique et thérapeutique en complémentarité avec le service de pneumologie. Pour les ronfleurs " simples " Il existe des traitements efficaces et peu agressifs, toujours réalisés en consultations externes, par radio-fréquence du voile et éventuellement du nez, ou en adaptant le port d'une orthèse d'avancée mandibulaire.
> LE DEPISTAGE DES SURDITES NEO-NATALES Une surdité néo-natale prise en charge et traitée avant l'âge de 9 mois sera sans conséquence majeure sur le développement intellectuel de l'enfant. Diagnostiquée plus tard, au moment de l'acquisition de la parole (18 mois a 2 ans), voire plus tard, il s'ensuit un retard et un handicap définitif. D'où l'importance du dépistage auditif de tous les nouveaux nés par la recherche des oto émissions acoustiques. Ce test réalisé systématiquement depuis 1999 au Centre Hospitalier, bien avant sa généralisation sur le plan national, a permis de changer totalement l'avenir d'une centaine d'enfants à l'échelle du département.
L'EQUIPE MEDICALE:
CHEF DE SERVICE Dr Michel PAROT PRATICIENS HOSPITALIERS Dr Jean-Michel LOPEZ Dr Norbert MAURICE PRATICIEN CONTRACTUEL Dr Nicolas GRESILLON MEDECINS ATTACHES Dr Jean-François POUJOL
LA PRISE EN CHARGE DU DIABETE Le diabète: une véritable épidémie !
Le diabète a connu ces dernières décennies une forte augmentation de sa prévalence. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé à 135 millions en 1995 le nombre de patients diabétiques dans le monde et prévoit que cet effectif atteindra 299 millions en 2025. En France, selon l'étude ENTRED 2007 (échantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques), 4% de la population tous âges confondus et 13 % des plus de 65 ans sont traités pour diabète avec une augmentation annuelle de la prévalence de 5,7% .
Pour faire face cette épidémie, LE SERVICE D'ENDOCRINOLOGIE du centre hospitalier de Perpignan a développé des activités centrées
>sur le dépistage et traitement précoce des complications du diabète avec l'ouverture d'un hôpital de jour permettant la réalisation du bilan annuel sur une seule journée ; >sur le traitement des lésions du pied diabétique la mise en place d'une unité de pied diabétique d'accès rapide ; >sur l'optimisation de la prise en charge du patient diabétique de type 1 avec notamment la pose de pompes externes d'insuline ; >sur l'autonomie et l'adhésion thérapeutique avec la programmation de semaines d'éducation thérapeutique.
UNE PRISE EN CHARGE GLOBALE DU PATIENT DIABETIQUE
>> POUR UN DEPISTAGE ET UN TRAITEMENT PRECOCE DES COMPLICATIONS DU DIABETE Réalisation du Bilan Annuel de Diabète sur une journée dans le cadre d'une Hospitalisation de Jour
Encore trop de patients diabétiques ne bénéficient pas du bilan annuel indispensable au dépistage et au traitement précoce des complications du diabète. Pour faciliter la réalisation de ce bilan annuel, le service d'endocrinologie a ouvert un hôpital de jour permettant au patient de réaliser sur une journée l'ensemble de ces examens. En collaboration avec les services d'opthalmologie, de cardiologie et d'angiologie du centre hospitalier de Perpignan, les patients diabétiques suivis à l'hôpital bénéficient d'un bilan sanguin et urinaire avec mesure de la microalbuminurie puis d'un fond d'œil, d'une consultation cardiologique et d'écho-dopplers des vaisseaux du cou et des membres.
>> POUR UN DEPISTAGE ET UN TRAITEMENT PLUS PRECOCE DES LESIONS DE PIED DIABETIQUE Création d'une unité de pied diabétique d'accès rapide
Le pronostic sombre des lésions de pied chez le diabétique est bien souvent lié à une prise en charge trop tardive. Pour faciliter la prise en charge, le service d'endocrinologie a mis en place une unité de pied diabétique d'accès rapide, avec un secteur de consultations d'urgence, un secteur d'hospitalisation et des consultations de suivi jusqu'à cicatrisation complète.
- Le secteur de consultations d'urgence: Les consultations d'urgence sont ouvertes tous les jours de lundi au vendredi. Elles sont assurées par l'infirmière de consultation et une médecin. Sur appel du médecin traitant (04 68 61 62 73) le patient est pris en charge dans les 24 heures.
- Le secteur d'hospitalisation: Si le patient nécessite une hospitalisation, le patient sera pris en charge dans notre unité d'hospitalisation traditionnelle avec bilan initial le plus exhaustif possible pour apprécier la part respective de la neuropathie, de l'ischémie et de l'infection. L'hospitalisation peut se faire directement sur appel du médecin traitant si celui-ci juge nécessaire une hospitalisation d'emblée ou après la consultation d'urgence.
- Les consultations de suivi: Après l'hospitalisation initiale, le patient sera suivi régulièrement en consultation assurée par l'infirmière de consultation et un médecin du service jusqu'à cicatrisation complète.
>> POUR UNE OPTIMISATION DE LA PRISE EN CHARGE DU PATIENT DIABETIQUE DE TYPE 1 Mise en place de traitement par pompe externe d'insuline et développement des nouvelles technologies par holters glycémiques.
Le service d'endocrinologie assure l'initiation des traitements par pompe externe d'insuline chez les patients diabétiques déséquilibrés sous insulinothérapie discontinue. Après consultation médicale préalable et choix du type de pompe , le patient est vu par nos prestataires de service pour l'apprentissage au maniement technique de la pompe. Le patient est ensuite pris en charge dans le cadre d'une hospitalisation de semaine de 5 jours puis revu en consultation médicale à 1 semaine, un mois puis tous les 3 mois. Une évaluation annuelle du traitement par pompe avec reprise des principaux messages éducatifs est réalisée dans le cadre d'une HDJ. Le service met également en place des holters glycémiques de type GUARDIAN ou REAL TIME; il s'agit de capteurs mis en place dans le tissu sous cutané au niveau de l'abdomen pendant 3 jours et mesurant le glucose en temps réel dans le tissu interstitiel ; 288 mesures par jour sont ainsi effectuées 3 jours de suite permettant de dresser des courbes traduisant le profil nycthéméral du patient; ces holters glycémiques sont intéressants pour réaliser d'éventuelles modifications thérapeutiques mais également à visée éducative pour apprendre au patient à réagir en temps réel à des épisodes d'hypo ou d'hyperglycémies.
>> POUR FACILITER L'AUTONOMIE ET L'ADHESION THERAPEUTIQUE Mise ne place de semaines d'éducation thérapeutique
L'éducation thérapeutique est une priorité nationale dans le cadre de la loi Hôpital Patient Santé Territoire (HPST). Pour rendre le patient plus autonome, améliorer sa qualité de vie et faciliter l'observance thérapeutique, le service d'endocrinologie propose aux patients diabétiques des semaines éducatives en hospitalisation programmée du lundi au vendredi. Le lundi, un projet éducatif est établi pour chaque patient avec programme personnalisé et priorités d'apprentissage. Le mardi, mercredi et jeudi ont lieu des ateliers éducatifs interactifs animés par les médecins du service, les infirmières et les aides soignantes portant sur le diabète, le suivi, la diététique et la prévention des plaies de pied. Une évaluation des connaissances est faite le vendredi sous la forme d'une fiche d'évaluation remise dans le dossier de soins du patient. Un carnet de route réalisé par l'ensemble des intervenants et reprenant les principaux messages éducatifs est en cours d'impression et sera prochainement remis au patient à la sortie .
L'EQUIPE MEDICALE
Dr Muriel BENICHOU, chef de service Dr Nelly MORTINIERA, médecin attaché Dr Céline EID, medecin assistant spécialiste
Le service de cardiologie du Centre Hospitalier de Perpignan offre aux patients toutes les compétences médicales et les équipements de pointe. Il a pour mission d'investiguer et traiter les patients qui souffrent de pathologies cardiovasculaires, ischémiques, hémodynamiques et/ou rythmiques. 24 h /24, le service prend en charge tous les syndromes coronariens aigus, les urgences hémodynamiques et rythmologiques avec une équipe de médecins habitués à la prise en charge de ces pathologies.
LA PRISE EN CHARGE DE L'INFARCTUS DU MYOCARDE, GRANDE PRIORITE DU SERVICE
Grâce à l'étroite collaboration du SAMU et du SMUR, le délai de prise en charge entre le début des douleurs et la désobstruction coronarienne est le plus court possible. Hospitalisés dans l'Unité de Soins Intensifs Cardiologiques (USIC), les patients souffrant d'une pathologie cardio-vasculaire dans un état critique et exposé à un risque de mort subite sont sous surveillance monitorée. L'USIC est équipée de tout le matériel de réanimation, dont une contrepulsion pour les grandes détresses cardiaques.
LA RYTHMOLOGIE, UNE ACTIVITE EN PLEIN ESSOR
Les progrès importants effectués lors des dernières décennies dans la compréhension des troubles du rythme cardiaque ont fait évoluer la mise en œuvre de moyens diagnostiques et thérapeutiques qui nécessite une compétence particulière des cardiologues qui en ont la responsabilité.
Parmi les méthodes de traitement qui ont fait leur preuve, sont particulièrement développées: -l'ablation : processus qui permet de brûler avec des ultrasons ou par le froid (cryothérapie) certaines zones du cœur pour stopper les troubles du rythme cardiaque ; -l'implantation de stimulateurs triple chambre (OD VD VG), utilisés chez les patients en grande insuffisance cardiaque -L'implantation de défibrillateurs qui ont prouvé leur efficacité, en diminuant le risque de mort subite après un infarctus par exemple.
Actuellement, sur le département les besoins annuels sont évalués à une soixantaine de stimulateurs cardiaques (PMK multisites), une cinquantaine de Défibrillateurs Automatiques Implantables (DAI) et de 100 à 150 procédures d'ablation. Ces données, au vue de l'essor de la rythmologie et de la prise en charge des patients cardiaques, sont déjà sous estimées.
PRESENTATION DU SERVICE
Les prises en charge se réalisent dans une unité de 38 lits, dont 8 lits de soins intensifs (USIC).
Les consultations, les explorations fonctionnelles, les salles d'électrophysiologie et rythmologie interventionnelle sont regroupées au 4ème étage : -E.C.G -Holter E.C.G sur 24 H -Mesure Ambulatoire de la Pression Artérielle -Echographie cardiaque de stress -Echographie cardiaque trans-thoracique -Echographie cardiaque transoesophagienne -Epreuve d'effort sur bicyclette et tapis roulant -Recherche de potentiels tardifs par ECG moyenné -Contrôle de stimulateur et défibrillateur cardiaque.
La salle de cardiologie interventionnelle (coronarographie) est située au sein des blocs opératoires, au 1er étage. Elle est dotée d'équipements de haute technologie : contre pression aortique (aide hémodynamique), ECMO (circulation extra corporelle transportable), FFR (pression intracoronaire), ROTABLOR (fraise pour franchir les plaques calcifiées).
Le plateau technique de radiologie permet d'accéder à des technologies en pleine évolution comme l'IRM cardiaque et le coronaroscanner.
Environ 1800 patients sont hospitalisés annuellement dans le service de cardiologie.
UNE EQUIPE HYPER SPECIALISEE , OPERATIONNELLE 24H/24
> 5 cardiologues temps plein > 7 cardiologues vacataires et participant à une co-utilisation des équipements ou en Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) > Une garde senior sur place 24 h/ 24pour les urgences et le suivi et la sécurité des patients > Une astreinte de cardiologie interventionnelle > 2 postes d'interne : un spécialiste en DES de Cardiologie du CHU de Montpellier et un résident de médecine générale du CHU de Montpellier > Une équipe soignante de haute technicité, bénéficiant de formations spécifiques > Une équipe d'aide soignante dynamique et à l'écoute des patients
Secrétariat de cardiologie: 04 68 61 69 27
Le service cardiologie travaille en collaboration avec la Clinique Saint-Pierre, les centres de rééducation cardiaque La Pinède (Saint Estève) et Hélio marin (Banyuls). Les actions de prévention (tabacologie, diététique, activités physiques …) sont menées en partenariat avec les Clubs Cœur et Santé du département.
Dans certains cas, il est possible de donner ses organes après sa mort. Ainsi, les reins, le cœur, le foie, les poumons, le pancréas, l'intestin… d'une personne décédée peuvent être prélevés et greffés à une ou plusieurs personnes malades.
La greffe est un acte médical de la dernière chance : elle est envisagée quand l'état d'un malade se dégrade, et que seul le remplacement du ou des organes défaillants peut permettre son amélioration.
A l'occasion de la Journée mondiale du don d'organes et de la greffe, l'Agence de la biomédecine lance sur internet un court film d'animation sur le don d'organes, à la fois pédagogique et humoristique. " Prendre une minute pour en parler " est le titre de cette vidéo qui fait la démonstration de l'intérêt évident qu'il y a à dire à ses proches sa position sur le don d'organes, et cela en une minute… Pourquoi ? Comme l'énonce la voix complice du comédien: " Eh bien parce que si on ne leur dit rien, ils ne peuvent pas le savoir ! "
LA COORDINATION HOSPITALIERE DE PRELEVEMENTS D'ORGANES ET DE TISSUS: UNE EQUIPE DYNAMIQUE POUR REPONDRE A L'ESPOIR DE GREFFE DE CHAQUE MALADE EN ATTENTE
Le Centre Hospitalier de Perpignan s'implique fortement dans l'activité de prélèvements d'organes et de tissus, en partenariat avec toutes les équipes de soins.
Sous la responsabilité du Docteur Aline Bouju, la coordination a plusieurs missions : >> COORDONNER pour mettre en œuvre tous les moyens médicaux et logistiques, du service de soins à la sortie du bloc opératoire. La coordination est l'un des maillons de la chaîne " du prélèvement à la greffe ". >> FORMER, INFORMER ET SENSIBILISER tous les publics, notamment les collégiens et lycéens, à la prise de décision éclairée : pour ou contre le don d'organes et de tissus.
La coordination est disponible 24H/24 pour répondre aux appels des services du CHP, du Centre Hospitalier de Narbonne et aux demandes d'information intra et extra hospitalière.
Contact : Infirmiers coordinateurs Christine JOVENIN Patrick COLMAIRE Tel : 04 68 61 65 55
LE RESEAU REGIONAL RE-PRE-LAR
RE-PRE-LAR est un dispositif constitué 10 établissements organisés par grades. Ceux de grade 3(,Centres hospitaliers de Narbonne, Sète, Alès, Bagnols-sur-Cèze, Mende et la Clinique du Millénaire) recensent les morts encéphaliques et prennent en charge les familles. Ceux de grade 2 (Béziers, Carcassonne, Nîmes et Perpignan) assurent les prélèvements. Le CHRU de Montpellier, grade 1, prélève et transplante les patients en attente de greffe.
>> En 2008, 4616 personnes ont pu bénéficier en France d'une greffe, dont 174 en Languedoc Roussillon.
>> En décembre 2008, 8135 patients étaient inscrits sur liste d'attente de greffe, dont 315 en Languedoc Roussillon.
Depuis le 1er septembre, l'HAD du Centre Hospitalier de Perpignan étend sa zone d'intervention au bassin de santé de Prades. Ce développement d'activité répond à un souci d'égalité d'accès à ce mode de prise en charge pour les populations des cantons ruraux. Pierre PERUCHO, médecin coordonnateur de l'HAD fait le point après 3 ans de fonctionnement sur l'agglomération de Perpignan.
>> Le centre hospitalier a ouvert une structure d'HAD en octobre 2006 intervenant sur Perpignan et la plaine du Roussillon. Quel bilan en tirez-vous ?
La montée progressive de l'activité nous a permis d'établir un véritable partenariat avec les professionnels de santé libéraux. Car la réussite du dispositif repose avant tout sur des liens forts avec les professionnels intervenant auprès du malade. Le recours à l'ensemble des ressources et compétences professionnelles est un gage de qualité et de confiance mutuelle. Cette confiance partagée facilite le passage de relais post-hospitalier .
>> L'hospitalisation à domicile permet d'éviter un séjour à l'hôpital. Quelles conditions faut-il remplir pour bénéficier d'une HAD ?
L'hospitalisation à domicile s'adresse à des patients qui relèveraient d'une hospitalisation traditionnelle mais dont la prise en charge à domicile permet d'éviter le séjour à l'Hôpital. C'est le choix d'un environnement familier avec le niveau de qualité et de sécurité de l'Hôpital. Le patient, sur prescription médicale de son médecin traitant ou d'un médecin hospitalier, bénéficie de soins lourds coordonnés à son domicile - le domicile pouvant d'ailleurs être aussi une maison de retraite, un EHPAD ou un foyer d'hébergement. Il peut s'agir de traitements infectieux, de la prise en charge de patients atteints de cancer à tous les stades de la maladie, de pansements complexes ou encore de réadaptation à domicile après un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) par exemple ou après un séjour prolongé à l'hôpital. L'HAD n'est pas exclusivement réservée aux personnes âgées puisque d'autres organisations sont en place telles les SSIAD. La limite d'une hospitalisation à domicile reste le critère de sécurité.
>> C'est le médecin coordonnateur qui assure les contacts avec les médecins hospitaliers et libéraux. Quel rôle a-t-il dans la prise en charge des patients ?
L'HAD est une prise en charge globale du patient, tant au niveau de sa pathologie, de son degré de dépendance ou de son environnement familial. Une évaluation sociale est systématiquement réalisée pour mettre en place au domicile toutes les aides nécessaires. Le médecin coordonnateur et l'équipe hospitalière procèdent à une première évaluation de l'état du patient. Un projet de soins personnalisé est alors réalisé en concertation avec le médecin traitant du patient et transmis aux différents intervenants. C'est souligner l'importance de la coordination des différents acteurs: pour un même patient peuvent intervenir plusieurs médecins, infirmiers, aides-soignants, kinés, psychologues, assistants sociaux… Ce travail de communication important est indispensable à la transmission des informations médicales et sociales. Mais la pierre angulaire du dispositif reste le médecin traitant et aucune prise en charge en HAD ne peut être mise en œuvre sans son accord.
>> Depuis le 1er septembre, une antenne a été ouverte à Prades. Elle couvre les cantons de Prades, Vinça, Olette et Sournia (partie sud). Ces cantons ruraux ont-ils des spécificités démographiques ou médicales ?
L'HAD reste un mode d'hospitalisation de proximité qui participe à l'égalité d'accès aux soins sur un territoire. Le bassin de santé de Prades couvre des cantons ruraux, avec des villages éloignés en temps et en distance - en particulier en période hivernale – des établissements de santé. A l'isolement géographique s'ajoutent les problèmes de démographie médicale qui ne feront que s'accentuer dans l'avenir. L'aide logistique et technique que peut apporter l'équipe hospitalière aux médecins généralistes et professionnels paramédicaux améliore la qualité de la prise en charge et soulage les familles en leur évitant de nombreux déplacements. Plus qu'une alternative à l'hospitalisation traditionnelle, l'hospitalisation à domicile est une hospitalisation à part entière qui permet aux patients de bénéficier de soins lourds sur leur lieu de vie.
HAD PERPIGNAN : Tel : 04 68 61 88 45 Fax :04 68 61 77 08 secretariat.had@ch-perpignan.fr
HAD PRADES : Tel : 04 68 97 78 87 Fax : 04 68 97 78 88 had@hopital-prades.fr
Dans le cadre de la formation des professionnels de santé à la Grippe A H1N1, le Dr Hugues Aumaître, chef de service Maladies Infectieuses et Tropicales du Centre Hospitalier de Perpignan et le Dr Chantal Miquel, chef du service Hygiène Hospitalière présentent les modalités d'accueil d'un patient atteint.
GRIPPE A H1N1 SI VOUS PRESENTEZ DES SYMPTOMES GRIPPAUX, APPELEZ VOTRE MEDECIN TRAITANT. L'HOSPITALISATION N'EST PAS SYSTEMATIQUE.
Qu'est ce que la grippe ? Que sont les virus grippaux ?
La grippe est une infection respiratoire aiguë, très contagieuse, due aux virus Influenzae. Les virus grippaux se répartissent entre différents types : A, B et C. Les virus A et B sont à l'origine des épidémies saisonnières mais seul le virus A peut être responsable de pandémies. Le virus C occasionne des cas sporadiques.
Sommes-nous en présence d'une pandémie de grippe ?
Une pandémie grippale est une épidémie qui sévit au niveau d'une zone géographique très étendue, à l'occasion de l'apparition d'un nouveau sous-type de virus résultant d'une modification génétique majeure. Pour l'OMS, la pandémie correspond à la phase 6 du plan mondial de préparation à une pandémie de grippe. L'OMS est passée en phase 6 le 11 juin 2009, la France est actuellement en phase 5A).
Comment se propage la nouvelle grippe A/H1N1 ?
> par la voie aérienne, c'est-à-dire la dissémination dans l'air du virus par l'intermédiaire de la toux, de l'éternuement ou des postillons ; >par le contact rapproché avec une personne infectée par un virus respiratoire (lorsqu'on l'embrasse ou qu'on lui serre la main) ; > par le contact avec des objets touchés et donc contaminés par une personne malade (exemple : une poignée de porte).
Quels sont les symptômes de la nouvelle grippe A/H1N1 ?
Les symptômes de la nouvelle grippe A/H1N1 chez l'homme sont, dans la majeure partie des cas, les mêmes que ceux de la grippe saisonnière : fièvre supérieure à 38°, ou courbatures, ou grande fatigue notamment, et toux ou difficultés respiratoires.
Quelle est la période d'incubation de la nouvelle grippe A/H1N1 ?
La période d'incubation peut aller jusqu'à 7 jours.
Comment se protéger de la nouvelle grippe A/H1N1 ?
La transmission du virus se fait principalement par voie aérienne (par la toux, l'éternuement ou les postillons) mais peut également être manu portée (transmission par les mains et les objets touchés et donc contaminés).
Il faut donc : - éviter tout contact avec une personne malade - se laver régulièrement les mains avec du savon ou avec une solution hydroalcoolique (en vente en pharmacies et grandes surfaces). - se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier (que vous devez jeter dans une poubelle) lorsque vous toussez ou éternuez.
Quels sont les différents types de masques qui permettent de se protéger ?
Il existe deux 2 types de masques : > Le masque chirurgical est réservé aux personnes malades afin qu'elles évitent de contaminer d'autres personnes/leur entourage (lorsqu'elles toussent, éternuent…). En effet, le virus se transmet par dissémination dans l'air. Le risque de contamination existe à partir d'une proximité, en face à face, de moins d'un mètre d'une personne malade. > Le masque de protection respiratoire (masque FFP2) est réservé aux professionnels dont le rôle en situation de pandémie serait capital et qui seraient amenés à être en contact régulier et rapproché avec des malades (professionnels de santé, services de secours…). C'est un appareil de protection respiratoire jetable qui protège celui qui le porte contre l'inhalation d'agents infectieux transmissibles par voie aérienne.
Faut-il se procurer un masque ?
Compte tenu de la situation actuelle, il n'est pas nécessaire de se procurer un masque. Toute nouvelle mesure sera rendue publique par les autorités sanitaires.