Prothèse du genou
Le service de chirurgie orthopédique et traumatologique franchit une étape déterminante avec l’acquisition du robot chirurgical MAKO, une technologie de pointe dédiée notamment à la chirurgie prothétique du genou. Son introduction marque une évolution significative dans la prise en charge des patients, en améliorant à la fois la précision des interventions et la récupération post-opératoire.
Qu’est-ce que le robot MAKO ?
Développé pour assister le chirurgien lors des opérations de remplacement articulaire, le robot MAKO combine modélisation 3D, assistance robotisée et retour haptique (capteur de résistance). Grâce à cette technologie, le chirurgien bénéficie d’un contrôle précis des gestes tout en gardant la maîtrise totale de l’intervention.
Avant l’opération, une imagerie scanner permet de créer un modèle virtuel en trois dimensions de l’articulation du patient. Ce système permet :
- Une planification chirurgicale personnalisée
- Un choix optimisé de la prothèse
- Un placement millimétrique des implants.
Chaque intervention devient ainsi unique, adaptée à l’anatomie et aux besoins fonctionnels du patient.
Pendant l’intervention, le robot MAKO accompagne le geste du chirurgien en apportant une aide technologique de grande précision. Un autre élément essentiel est la présence en salle d’opération d’un ingénieur spécialisé de l’entreprise ayant développé le système MAKO. Cet accompagnement garantit une utilisation optimale du robot et contribue à renforcer la sécurité et la qualité de l’intervention.
Des bénéfices pour le patient
L’utilisation du robot MAKO apporte de réels avantages pour les patients. Grâce à cette technologie, les douleurs post-opératoires sont généralement réduites et la récupération fonctionnelle peut être plus rapide. Les patients reprennent plus tôt la marche et bénéficient d’une meilleure qualité de mouvement après la période de rééducation.
Cette innovation permet ainsi une chirurgie plus précise, plus prévisible et plus confortable, avec un impact positif sur la qualité de vie dès les premières semaines suivant l’intervention.
L’arrivée du robot chirurgical MAKO dans la chirurgie de la prothèse du genou représente une avancée majeure. Cette technologie illustre l’engagement du service envers une médecine innovante, précise et centrée sur la qualité de vie des patients. Grâce à cette nouvelle approche, la chirurgie orthopédique franchit une étape vers l’avenir.
ARTHROSCOPIE DE GENOU
Réparation méniscale
L'évolution des techniques opératoires et de l'instrumentation a permis de rendre plus facile et plus fiable le geste de réparation méniscale.
Les recommandations européennes basées sur les études des séries de patients porteurs de lésions méniscales post-traumatiques sont de tenter coûte que coûte la réparation méniscale dans tous les cas. Car il est prouvé que toute résection méniscale aussi petite soit-elle a pour conséquence une accélération de l’usure du genou et donc, de l’arthrose.


Au CH Perpignan, les lésions méniscales du genou sont réparées sous anesthésie et sous arthroscopie.


Le patient arrive 1h avant l’intervention et sort 3h après en marchant avec des béquilles. Il commence la rééducation 8 jours après l’intervention et reprend ses activités professionnelles entre 15 et 21 jours en fonction du métier.
Les sports sont interdits pendant 3 mois, qui est la période théorique de cicatrisation du ménisque, celle-ci est contrôlée cliniquement ou avec une IRM si besoin.
Le patient est prévenu qu’on ne peut garantir 100% de bons résultats mais qu’on doit malgré tout tenter toujours cette réparation pour protéger l’avenir du genou.
Ligamentoplastie du genou sous arthroscopie DT4
La ligamentoplastie du genou sous arthroscopie est une technique récente qui apporte une stabilisation ligamentaire du genou reconstruit. Elle consiste à ne prélever que le tendon Demi-Tendineux pour reconstruire le Ligament Croisé Antérieur (LCA). Elle a l’avantage d’épargner le tendon Droit Interne qui n’est pas prélevé, laissé en place intact et permet ainsi de ne pas affaiblir d’avantage les muscles Ischio-Jambiers et facilitant ainsi la rééducation post-opératoire.
Il existe d’autres alternatives pour reconstruire le LCA avec d’autres choix de transplants utilisables tels les greffes au Tendon Rotulien (TR), au Tendon Quadricipital (TQ) ou au Fascia-Lata (FL). Le chirurgien vous expliquera lors de la consultation leurs spécificités s'il choisit plutôt une de ces techniques. Lors de la chirurgie s’il existe une lésion méniscale associée, elle sera réparée afin de protéger votre genou d’une évolution vers l’arthrose.
Pour préparer l'intervention
Le chirurgien fait le diagnostic de rupture du ligament croisé antérieur lors de la consultation par l’examen clinique. L’IRM confirmera le diagnostic et permettra de rechercher des lésions méniscales. De la kinésithérapie sera prescrite avant la chirurgie pour renforcer musculairement le genou.

A la différence de la technique dite « DIDT » qui utilise aussi le tendon Droit Interne, dans cette technique dite « DT4 »seul le tendon Demi-Tendineux est utilisé .
L’intervention se déroule ensuite sous arthroscopie (avec une caméra) par deux petites incisions sous la rotule.
Des tunnels osseux dans le fémur et le tibia au niveau des zones d’insertion du Ligament Croisé Antérieur sont réalisés. La greffe composée de 4 faisceaux de Demi-Tendineux (DT4) est positionnée puis fixée dans le genou par des endoboutons.
Si vous présentiez également une instabilité rotatoire il vous sera réalisé en plus de la reconstruction du LCA une plastie de renfort antéro-externe de type Lemaire modifiée dite plastie « anti-ressaut » recréant ainsi le ligament antéro-latéral accessoire du genou.
Les suites opératoires
Après l’intervention, votre chirurgien autorisera votre sortie de l’hôpital avec les ordonnances de soins nécessaires (pansements, antalgiques, anticoagulants, kinésithérapie) et un arrêt de travail. Les pansements stériles devront être réalisés par une infirmière diplômée d’état. La kinésithérapie est débutée dans la première semaine.
La marche avec appui total sous couvert de béquilles sera immédiatement autorisée, les béquilles seront nécessaires de 4 à 6 semaines. Une attelle d’immobilisation vous sera prescrite pour 15 jours. Par la suite, la rééducation sera poursuivie chez un kinésithérapeute ou en centre de rééducation. La conduite automobile sera reprise à 1 mois.
La reprise des activités professionnelles, en fonction du travail, est en général entre le 1er et le 3ème mois. La reprise très progressive des pratiques sportives ne devra pas être débutée sans l’accord de votre chirurgien, en général, aux alentours du 3ème mois pour les sports dans l’axe (course à pied en terrain plat, …) et vers le 9ème mois pour les sports pivots, après notre validation des tests qui seront réalisés en consultation. Une ordonnance de rééducation vous sera remise et vous devrez le transmettre à votre kinésithérapeute.
Complications
Il existe des complications spécifiques mais rares qui sont une raideur de genou par défaut de rééducation, une infection articulaire qui nécessite une reprise chirurgicale avec lavage arthroscopique, une antibiothérapie.
Une rupture de la greffe est rare (5,8%) mais possible au cours d’un nouveau choc.
Il est important de respecter les délais donnés par votre chirurgien pour la reprise des activités sportives et de suivre le protocole de rééducation. Il existe des complications aspécifiques telles qu'une thrombose veineuse profonde dit phlébite, un hématome qui nécessite exceptionnellement une ponction ou un drainage chirurgical, une algodystrophie…
Il y a des risques liés à l’anesthésie expliqués précisément lors de la consultation d’anesthésie préalable à l’intervention.
Toutes ces complications spécifiques à ce type de chirurgie ou non spécifiques potentiellement rencontrées pour tout acte chirurgical vous seront expliquées en détail lors de la consultation.
Cependant cette liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle qu’elle soit bénigne ou grave peut survenir.

Protocole de rééducation
Protocole de rééducation
Jour 0, Jour de l’intervention :
- Cryothérapie compressive (glace) utilisation du procédé game ready.
Jour 1 - Jour 30 :
- Cryothérapie , contraction isométrique du quadriceps, pas de travail en chaine cinétique ouverte (respect de la règle de l’indolence).
- Verrouillage actif du genou.
- Mobilisation rotulienne.
- Récupération de la flexion d’amplitude en actif et en passif entre 0 et 70 degrés
- Lutte contre le flessum recherche extension 0 degrés. Récupération de l’hyper extension symétrique au côté opposé.
- Maintien de l’attelle jusqu’au verrouillage actif du genou.
- Marche en appui total protégé par béquillage jusqu’au verrouillage actif du genou et sédation des douleurs.
- Anticoagulation préventive 15 jours
Jour 30 - Jour 90 :
- Rééducation des ischio-jambiers sans résistance
- Début de rééducation proprioceptive en appui bipodal puis monopodal.
- Balnéothérapie.
- Récupération musculaire en chaîne cinétique fermée.
Jour 90 - Jour 150 :
- Intensification de la rééducation musculaire quadriceps et ischiojambiers.
- Reprise sport en décharge (natation, vélo d’appartement avec assise haute, elliptique).
- Poursuite travail de proprioception.
Jour 150 - Jour 180 :
- Reprise progressive sport axiaux en charge (course en terrain plat)
- Prérequis à la reprise sportive : genou sec, indolore, stable, amplitude articulaire complète.
9ème mois :
- Reprise sports de pivot après testing musculaire



